Les 5 niveaux de la créativité

Fév 4, 2021 | Créativité | 0 commentaires

Les niveaux de créativité. Vous pensez que vous n’êtes pas créatif ? Vous vous sous-estimez sûrement, car nous sommes tous intrinsèquement créatifs et nous pouvons tous le devenir d’avantage.

Au-delà de cette aspiration démocratique du « tous créatif »* il reste à préciser que, comme la curiosité, chacun ne l’est pas de la même façon. Nous ne sommes pas tous Picasso, mais nous pouvons apprendre à dessiner. Ensuite, il ne faut pas non plus oublier qu’il y a plusieurs types de créativités. Plusieurs niveaux de créativité que nous pouvons utiliser comme des étapes pour accroître notre propre potentiel créatif.

Vous trouverez ci-dessous les cinq niveaux et types de créativité. Ils sont classés du plus facile au plus difficile à maîtriser. Vous trouverez aussi des suggestions pour développer votre force créative. 

* Ce qui n’est pas forcément en contradiction avec ma chaine Youtube qui s’appelle No one is innovant.

Créativité intuitive

1 – Créativité mimétique

Le premier niveau de la créativité est la mimèsis. Selon l’approche de Démocrite (et pas celle de Platon pour qui il s’agit plutôt du rapport au vivant) est l’imitation de la nature par la technique (comme le tissage imite la toile d’araignée ou le revêtement extérieur des avions qui s’inspire de la peau de requin). C’est la forme la plus rudimentaire de créativité, car il s’agit d’observer la nature pour s’inspirer, comme le faisait Leonard de Vinci.

Par extension, cette créativité entre dans le champ de l’innovation adjacente quand on s’inspire d’une découverte d’un autre secteur. Comme Dyson et l’aspiration du bois dans les scierie.Comme les dealers qui proposent des cartes de fidélité à l’imitation de Starbucks. Comme la clinique Mayo qui s’est inspiré de l’expérience client vécu au Ritz-Carlton pour son expérience patient.  

Comment améliorer votre créativité mimétique ?

Cette inspiration, provenant de ce qui existe déjà, est la base du processus d’apprentissage. C’est comme construire un modèle de Lego en suivant la notice de montage. ll faut passer par cette étape pour pouvoir s’en affranchir et créer ensuite ses propres modèles. 

Pour améliorer la créativité mimétique, il faut découvir de nouveaux environnements et apprendre à les observer. 

Faites un « safari » pour les niveaux de créativité

Voyagez dans de nouveaux endroits et rencontrez de nouvelles personnes. Apportez votre téléphone ou un carnet et enregistrez / annotez vos découvertes afin que vous puissiez à la fois être conscient de l’expérience au moment où elle se produit et la revoir lorsque vous avez un peu de temps et de distance pour repérer les choses que vous avez peut-être manquées la première fois. Veillez à rechercher des modèles et des points de référence, ainsi que des indicateurs de réussite ou d’échec, afin d’avoir de bonnes idées sur ce qui fonctionne vraiment et ce qui ne fonctionne pas et pourquoi. 

Vous pouvez par exemple utiliser cette fiche de « Safari tour »

service design safari

Service safari, un outil du Service Design

Faites une excursion 

C’est une méthode très efficace pour persuader un groupe de concevoir et de développer de nouveaux schémas de pensée pour faire face à des situations uniques et de formuler des stratégies basées sur leurs analyses. Ce processus comporte généralement cinq étapes :

  1. L’animateur demande aux participants de faire un voyage imaginaire vers un endroit qui n’a apparemment aucun lien avec la question traitée. Certains de ces lieux pourraient être un musée, la jungle ou une autre planète, etc. Une fois le voyage terminé, les participants doivent dessiner 8 à 10 images basées sur leur expérience de ce lieu.
  2. L’animateur demande aux participants de dessiner des similitudes et d’établir des relations entre les images de leur excursion imaginaire et les problèmes réels auxquels ils sont confrontés dans leur scénario.
  3. Les participants doivent maintenant analyser les liens entre les problèmes et les analogies et identifier ceux qui sont les plus proches et les plus distinctement liés à tous les facteurs.
  4. Les participants partagent leurs expériences de leur voyage imaginaire avec leurs coéquipiers sur ce qu’ils ont vu, les personnes avec lesquelles ils ont interagi, les analogies qu’ils ont tirées et leurs solutions.
  5. Comme pour le brainstorming, les participants discutent des idées des autres et trouvent une solution commune aux problèmes, ainsi qu’un récit commun qui peut inclure toutes leurs idées.

Copiez la nature

L’inventeur et architecte Buckminster Fuller a créé le dôme géodésique « Vaisseau spatial Terre » en copiant la structure géométrique des spores et du plancton. Cette forme de conception, où quelque chose est observé dans le monde naturel puis modifié par l’ingéniosité humaine, s’appelle le biomimétisme. Voyez-le comme une forme accélérée d’évolution. Léonard de Vinci a dessiné des machines volantes après avoir observé des oiseaux en vol et des feuilles d’érable qui tournaient vers le sol. La marine américaine fait de même lorsqu’elle façonne le gouvernail d’un cuirassé d’après la douve aérodynamique d’une baleine à bosse. Faites attention à la forme et à la fonction du monde naturel qui vous entoure.

Ressources sur la créativité mimétique 

La théorie Mimétique, de l’apprentissage à l’apocalypse, de René Girard aux éditions PUF
Mimèsis et apprentissage culturel de Christoph Wulf, dans Télémaque 2014/01
Les articles sur le Bio-mimétisme sur le site de industrie-techno

Créativité biassociative

 

2 – Créativité biassociative

Le second niveau de la créativité est la créativité associative, appelée aussi « Biassociative » par le romancier Arthur Koestler dans son célèbre livre « The Act of Creation » où il décrit comment notre esprit conscient, lorsqu’il est détendu, peut relier des pensées rationnelles à des pensées intuitives pour produire des « idées jaillissantes », « moments Eurêka » ou « Satori » si vous êtes bouddhiste. La créativité biassociative se produit lorsqu’une idée familière est reliée à une idée inconnue pour produire une idée hybride.

C’est à ce type de créativité à laquelle pensait Steve Jobs quand il dit que « La créativité consiste à relier les choses. Lorsque vous demandez à des personnes créatives comment elles ont fait, elles se sentent un peu coupables parce qu’elles n’ont pas fait grand chose. Elles ont juste vu quelque chose qui leur semblait évident. C’est parce qu’ils ont été capables de relier des expériences qu’ils avaient vécues entre-elles et de synthétiser de nouvelles idées que ces personnes ont été créatives ».

Comment améliorer votre créativité biassociative ?

Bien que la connexion des idées se fasse souvent par des moyens plus contemplatifs, elle peut aussi être stimulée en bombardant l’esprit d’un barrage de pensées aléatoires pour voir ce qui en sort. Oui, vous avez reconnu la pratique du brainstorming. Par exemple, en 1994, alors qu’ils sortaient d’une quasi-faillite et travaillaient sur Toy Story, leur premier long-métrage, quatre des premiers réalisateurs de Pixar ont déjeuné dans un restaurant et ont réfléchi à des idées de films qu’ils voulaient réaliser. De cette rencontre informelle sont nés A Bug’s Life et Monsters Inc.L’industrie du cinéma a été transformée en un repas.

La créativité biassociative s’appuie sur la dynamique des « 3F » :

  • Fluidité. Il est plus productif d’avoir beaucoup d’idées non polies que quelques « bonnes » idées car plus la diversité des idées est grande, plus l’éventail des solutions possibles est large.
  • Flexibilité. Souvent, nous avons la « bonne » idée, mais nous l’avons mise au « mauvais » endroit. Nous devons donc la déplacer pour voir où elle serai la mieux adaptée.
  • Flux. Nous ne sommes pas créatifs sur demande. Nous avons besoin d’être à la fois simulés et détendus pour entrer dans une zone de créativité.

Utiliser des mots aléatoires

Prenez un dictionnaire ou un livre. Ouvrez-le et choisissez avec le doigt un mot aléatoire. Reliez votre défi créatif à ce mot. Par exemple, disons que vous essayez de trouver des idées pour un nouveau service de livraison à domicile et que votre doigt tombe sur le mot « oxygène ». Vous pourriez par association d’idées proposer de livrer avec des drones (pas très crédibles) ou de demander un abonnement mensuel à vos clients pour des plats exclusif et la livraison gratuite.

La méthode SCAMPER

Le brainstorming est évidemment la base concernant la créativité biassociative. C’est Alex Osborne, crédité d’avoir inventé le terme « brainstorming » dans son livre « How to Think Up » paru en 1942, qui proposé la méthode de créativité en 7 (ou 9 étapes) « SCAMPER », appelé aussi en français la technique de « concassage », incontournable de ce niveau de créativité, et qui se compose de 6 étapes :

  1. SUBSTITUER. Mettre un élément à la place d’un autre. Qu’est-ce qui peut être remplacé ? Qui d’autres ? Quoi d’autres ?
  2. COMBINER. Fusionner deux concepts ou deux idées. Pourrions-nous fusionner deux activités ?
  3. ADAPTER. Placer son concept dans un autre contexte. Y a-t-il eu quelque chose de semblable dans le passé ?
  4. MODIFIER. Changer la signification, la couleur, la forme. Peut-on changer la signification, la couleur, le mouvement, le son, l’odeur, la forme ?
  5. PRODUIRE ou TROUVER UN AUTRE USAGE. D’autres utilisations possibles si on le modifie ? Existe-t-il d’autres utilisations possibles, si on le modifie ? 
  6. ÉLIMINER OU ÉPURER. Qu’est-ce qui n’est pas nécessaire ? Que peut-on soustraire ? supprimer ? diminuer ?
  7. RENVERSER. Inverser le positif et le négatif. Puis-je retourner cela ? Mettre le haut en bas ? Changer les séquences ?

En posant ces questions simples, vous connectez les idées et les actions de manière nouvelle pour produire facilement des variations créatives utiles.

Les 6 chapeaux de Bono

Le médecin Edward de Bono a mis au point une méthode de raisonnement créatif indirect qu’il appelle la pensée latérale. L’idée de base est de tourner autour d’un problème au lieu d’essayer de le résoudre directement. Cela permet aux membres d’un groupe créatif d’avoir un plus large éventail d’idées et d’identifier leurs points faibles. Les six chapeaux de réflexion représentent les différents types de réflexion et les rôles joués par les membres du groupe. Bleu : objectifs, Blanc : information, Rouge : émotions, Noir : jugement, Jaune : optimisme, et Vert : créativité. Cette technique est souvent utilisée lorsque vous souhaitez obtenir un nouvel angle d’approche d’un problème.

Ressources de créativité biassociative

« Flow, the psychology of optimal experience » de Mihaly Csikszentmihalyi aux éditions Harper et « la créativité », du même auteur, aux éditions Robert Laffont
« Game storming, jouer pour innover » aux éditions Diateino
« Les 6 chapeaux de la réflexion » de Edward de Bono aux éditions eyrolles 

Créativité analogique

 

3 – Créativité analogique

La créativité analogique (pour analogie, pas pour le contraire de numérique) utilise des analogies pour transférer des informations que nous croyons comprendre dans un domaine (la source), pour aider à résoudre un problème dans un domaine inconnu (la cible). Les analogies sont des ponts qui permettent à nos processus cognitifs de transporter rapidement des groupes d’informations de l’inconnu au connu, et vice-versa. Les analogies peuvent également être utilisées pour perturber les habitudes de pensée afin de faire place à de nouvelles idées.

Les grands innovateurs, d’Archimède dans sa baignoire à Einstein dans son ascenseur de la relativité, ont utilisé des analogies pour résoudre des problèmes complexes. Nous utilisons des analogies pour transférer des informations que nous croyons comprendre dans un domaine (la source) pour aider à résoudre un problème dans un domaine inconnu (la cible). Par exemple, la conception des aspirateurs est restée pratiquement inchangée pendant près d’un siècle lorsque l’inventeur James Dyson a utilisé une analogie différente, les cyclones, pour concevoir une nouvelle façon de séparer les particules grâce à la force de rotation d’une centrifugeuse.

Comment améliorer votre créativité analogique

De la même manière qu’une analogie nous aide à donner un sens à nos expériences en assimilant ce que nous ne savons pas dans ce que nous savons, ce niveau de créativité fonctionne également à l’inverse. En d’autres termes, nous pouvons prendre quelque chose que nous croyons savoir et utiliser une analogie pour le rendre inconnu. C’est ce que les artistes appellent la « défamiliarisation ». Albert Camus qui raconte une histoire du point de vue d’une mouche ou Bernard Werber qui construit des récits du point de vue d’une fourmi, puis d’un dieu, puis d’un chat, puis de la planète… Réfléchissez à ce à quoi ressemblerait votre processus d’élaboration de stratégie s’il était fait du point de vue de vos enfants plutôt que de celui de vos actionnaires ou de vos clients.

Raisonnement adaptatif

Le raisonnement adaptatif est une description générale de la façon dont votre perspective ou votre relation relative à un problème peut changer ou évoluer grâce à l’utilisation d’analogies. L’approche de base peut être résumée comme suit : « Comment [votre problème] ressemble-t-il à [votre analogie] ? » Par exemple, comment [créer une campagne de marketing réussie pour votre nouvelle ligne de sacs à main à la mode] ressemble-t-il à [se faire des amis dans une nouvelle école] ? L’essentiel est de varier vos perspectives et de nouer de nombreuses nouvelles relations.

Amis imaginaires

Avec cette méthode popularisée par Napoleon Hill, il s’agit de se mettre à la place d’une personne que vous connaissez personnellement ou une personne célèbre. « Que ferait Elon Musk s’il avait ce défi ? » La source de l’analogie, le défi, est donc la même que pour les autres approches analogiques, mais la cible, le domaine inconnu, est une personne plutôt qu’une seconde idée.

Ressources de créativité analogique

La boite à outil de la créativité de Edward de bono aux éditions Eyrolles
Innovation et technologie, de Loick Roche et Thierry Grange aux éditions maxima
De la performance à l’excellence de Jim Collins aux éditions Pearson (Lien amazon car la Fnac ne permet pas de faire de liens)  

Créativité narrative

 

4 – Créativité narrative

Par essence, la créativité narrative est la capacité d’inventer et de raconter des histoires. C’est donc une créativité du « Storytelling« . L’objectif du storytelling, ou communication narrative, est d’utiliser des histoires ou des anecdotes pour inspirer une auditoire. C’est ce lien qui permettra de faire passer des messages complexes avec diplomatie ou, pour revenir à notre sujet, de donner une direction pour trouver de nouvelles idées. 

Comment améliorer votre créativité narrative ?

Il y a 3 manières d’utiliser le Storytelling dans la créativité : 

Les histoires de l’origine qui répondent aux questions « qui sommes-nous » et « d’où venons-nous ? »
Ce type d’histoire est la plus connue notamment dans le petit monde des startups qui ont toutes leur « Origin story ». Nous sommes en décembre 2008 à Paris. Travis et Garrett, deux américains venus pour une conférence se retrouvent coincés sous la neige car ils ne parviennent pas à trouver de Taxi à Paris. Travis dit à Garrett, et si on lançait une application ou l’on aurait une voiture qui viendrait nous chercher en un clic ?

Les histoires de valeur qui répondent à la question « quelles valeurs partageons-nous ? »
Lorsque je m’occupais de Technoraid, il s’est vite avéré que nous ne faisions pas le poids auprès des candidats qui préféraient postuler pour Renault ou Toyota. Pour nous différentier, nous avons donc créer le « Technoraid Way » pour expliquer que, grâce à notre petite taille de PME, chaque collaborateur était écouté et valorisé quelle que soit la durée de son expérience.

Et enfin les histoires de la vision qui répondent aux questions « en quoi croyons-nous ? Où allons-nous ? »
Nous sommes en Italie, Alberto devient le dirigeant de la fonderie fondée par son grand-père. Mais voilà, la concurrence est rude avec la chine et l’entreprise ne peut plus se différentier sur le prix. Pour cela Alberto décide de ne plus chercher à faire comme ses concurrents, mais à décaler son marché en recrutant un designer. Sa vision, s’inspirer de l’industrie automobile italienne pour intégrer le design italien à la fabrication de ses produits. Des centaines de prix et des dizaines de bouquins plus tard, le nom d’Alberto Alessi est mondialement connu

Storyboarding

Pendant des années, Walt Disney est venu dans nos salons chaque dimanche soir depuis son studio d’animation. Il s’asseyait devant un mur rempli de dessins reliés par de petits bouts de ficelle. Il a développé ce processus de storyboarding pour à pré-visualiser un film en représentant les différents personnages et scènes sur de grandes cartes de notes. Cela permettait à son équipe d’animation de modifier facilement la séquence de l’action, d’ajouter et de soustraire des personnages et d’avoir une idée réelle de ce à quoi le film ressemblerait avant le début de la production. De nos jours, il existe un certain nombre d’applications logicielles qui éliminent le besoin de cartes de notes et de ficelles, mais le pouvoir de raconter et de redire une histoire en groupe reste un moyen incroyablement efficace de créer de nouvelles idées.

storyboard

Pour faire un storyboard en groupe j’utilise fréquemment l’application open source storyboarder.

Morphologies

Les morphologies codifient les défis en leurs éléments les plus discrets. Elles sont souvent utilisées dans les sciences de la vie pour comprendre comment fonctionne un organisme vivant. Pensez-y comme à des éléments de base que vous pouvez démonter et remonter de manière inédite. En décomposant une histoire en personnages et en actions, on peut reconstruire un large éventail de solutions possibles. De même, en considérant un produit ou une expérience comme un ensemble de fonctions et d’attributs dans une matrice, on peut assembler une série de nouvelles combinaisons – utilisations, couleurs, taille, saveurs, etc. 

C’est à ce but que j’ai créé de nombreux jeux de cartes pour travailler sur sa marque, ses valeurs ou ses business models. 

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Élaboration de scénarios

Il n’existe pas de données sur l’avenir où des innovations révolutionnaires auront lieu. Alors, comment voyez-vous l’avenir en premier lieu ? Surtout que si vous avez commencé à lire ma série d’article sur VUVA, le V pour volatilité stipule que l’avenir ne se prévoit pas, il se prépare ! Vous considérez comment les forces sous-jacentes, à l’œuvre aujourd’hui, peuvent déterminer ce qui se passera dans l’avenir – la politique, l’économie et le bien-être social, pour n’en citer que quelques-unes. Les scénarios ne sont que des projections de plans d’action. Ils posent les questions « et si » et vous aident à évaluer l’impact et la probabilité de chaque histoire possible.

Ressources du niveau de créativité narrative

Creativity inc. de ED Catmull aux éditions Talent Sport
L’art du storytelling de Guillaume Lamarre aux éditions Pyramyd
Strategic Reframing: The Oxford Scenario Planning Approach (anglais) de Rafael Ramirez et Angela Wilkinson aux éditions Oxford. Livre que je cite également dans ma série sur le monde VUCA

les niveaux de créativité intuitive

 

5 – Créativité intuitive

Ce dernier niveau de créativité, le plus difficile à atteindre car il demande pas mal de lâché prise. Il peut aussi faire peur pour avoir été promu au rang de tradition spirituelle et de sagesse. C’est là que la créativité nous dépasse en transcendant notre individualité. C’est le coté « inspiré » ou « illuminé », plutôt, de la créativité.

Comment améliorer votre créativité intuitive ?

Il existe plusieurs méthodes pour libérer et vider l’esprit : la méditation, le yoga, les balades en forêt et le chant, pour n’en citer que quelques-unes. L’idée fondatrice est de distraire et de détendre l’esprit pour créer un état de conscience fluide (le flow, déjà cité) où les idées viennent facilement. Les approches pour développer la créativité intuitive sont trop nombreuses pour être décrites ici, cependant, l’écriture libre est un moyen simple de nous relier à notre moi intuitif en observant simplement ce qui sort du stylo ou en tapant sur les touches. C’est d’ailleurs ce que dit bernard Werber : « il ne faut pas attendre d’être inspiré pour écrire. L’idée suit le stylo. Il faut commencer à écrire pour que vienne l’inspiration. » 

Le prix Nobel de littérature Rabindranath Tagore a développé certaines pratiques méditatives spécifiquement pour renforcer la créativité personnelle, tout comme Rudolf Steiner, le fondateur du système éducatif Waldorf. Elles vont de l’écriture autonome à la prise de nootropes.

Visualisation créative

Une grande partie de notre cerveau est conçue pour faire des images. C’est la raison pour laquelle il faut absolument utiliser des métaphores. Nous sommes uniques en ce sens que les images que nous créons dans notre esprit peuvent modifier notre expérience de la réalité, pour le meilleur ou pour le pire. La visualisation en tant que forme de pensée positive nous aide à surmonter nos doutes et nous attire vers ce que nous recherchons. Parce que l’information visuelle est si vivante et difficile à distinguer de notre expérience de la perception ordinaire, la visualisation constitue souvent une source irrésistible de nouvelles idées.

L’écriture libre

On dit que Mozart n’a jamais apporté une seule correction à ses partitions. Il a tout composé dans sa tête. Pour la plupart d’entre nous, le processus fonctionne dans l’autre sens. C’est dans l’expression itérative de nos pensées que nous découvrons que nous avons des idées nouvelles et convaincantes. Le principe de base de l’écriture libre est qu’il s’agit d’un acte de communication avec notre intuition et notre créativité. Le défi consiste ici à suspendre votre voix de jugement et à observer simplement ce qui sort de votre stylo ou de votre clavier. L’objectif est d’atteindre un état de flux (oui, encore) où nous écrivons plus vite que notre esprit ne peut modifier. Ce n’est qu’après avoir noirci le papier que nous pouvons faire marche arrière et « découvrir » nos idées créatives.

Interprétation des rêves

Concernant ce niveaux de créativité, le chimiste allemand August Kekulé (true story) aurait découvert la forme annulaire de la molécule de benzène après l’avoir vue dans un rêve. Le physicien Richard Feylann qui a révolutionné la mécanique quantique a été inspiré alors qu’il rêvassait dans un club de lap dance. (true story aussi).

Les rêves sont délicats car ils sont difficiles à capturer et même lorsque nous le faisons, nous les ajustons souvent pour les rendre plus sensés. Certaines recherches suggèrent qu’il est utile de se réveiller à la même heure chaque jour pour préparer l’esprit à mettre fin au cycle du rêve à une heure fixe. Il est important d’enregistrer immédiatement le rêve tel qu’il est donné et de ne pas fournir un récit qui est souvent un acte de raisonnement qui lui est imposé. Tenir un journal ou une chronique de vos rêves vous aidera à développer une compréhension de votre propre langage unique de symboles – nager signifie que vous êtes malade, etc. Bien qu’il existe des symboles universels, la plupart des thérapeutes s’accordent à dire que votre propre vocabulaire de rêves est tout à fait unique.

Ressources du niveau de créativité intuitive

Accidental Genius: Using Writing to Generate Your Best Ideas, Insight, and Content par Mark Levy aux éditions Mc Graw-Hill
L’arbre des possibles de Bernard Werber aux éditions lgf
Calm, ou Headspace, des applications de méditation. Elles sont en anglais, si vous connaissez des app de médiation en français, merci de les partager en commentaire.  

 

Voilà pour les 5 niveaux de créativité.
Toutes ces approches sont faciles d’accès. Vous devez simplement essayer continuellement de nouvelles choses et ne pas oublier qu’une vie créative se construit au fur et à mesure.

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