Monde de l’emploi et millennial [Vidéo]

Aujourd’hui je réponds à la première question d’une série de questions posées par Alexis du « London Speaker Bureau » sur les changements auxquels font face les millenials. C’est l’occasion de vous introduire au nouveau normal du « ET » qui a remplacé le monde du « Ou ». Millennial et emploi

Technologies émotionnelles, empathie et lieu de travail

Technologies émotionnelles

Je lance une série d’articles sur l’innovation, les technologies et le lieu de travail dans les chroniques du journal du net.

Cette semaine, je commence avec les technologies émotionnelles ou technologies de l’émotion appliquées à la prise décision, la concentration et l »engagement sur le lieu de travail.

Je reviens sur mon expérience Australienne quand je dirigeais InsideRH spécialisé dans l’engagement et mon amitié avec Nam, un entrepreneur surprenant et inspirant.

La suite sur sur le site du Journal du net

technologies émotionnelles

Nouvelle série sur le podcast « No one is innovant » : Iconoclaste

Podcast iconoclaste

Cela fait plusieurs années que je souhaite réaliser ce projet : Interviewer des « iconoclastes », d’où ce Podcast inconoclaste

Avec la mode des Podcasts – qui avait disparue pendant quelques années avant de revenir – 2018 est le bon moment pour le lancer. Podcast inconoclaste

Alors qu’est-ce qu’un iconoclaste ? Et bien je n’en suis pas encore complètement sur, même si j’ai bien ma petite idée pour avoir écrit un article sur ce sujet et donné une conférence sur les iconocalstes à TedXAlsace.

Je suis au début du chemin avec l’enregistrement de ce Podcast inconoclaste, mais pour l’instant je suis parti sur l’idée qu’un iconoclaste:

  • Utilise le système tout en restant en dehors du système
  • Montre sa différence sans peur d’être ridicule
  • Ne peut pas résoudre un problème déjà rencontré de la même façon
  • Ne peut pas copier sans y ajouter quelque chose
  • Est entouré socialement

La question que ce Podcast va m’aider à répondre –  avec un livre à la clé pourquoi pas – est « Comment devient-on un iconoclaste ? Est-ce suite à un événement ou nait-on comme ça ? « .

Pour vous abonner au Podcast :
Sur Soundcloud  et sur Itunes

Le tournage du générique :

 

 

Innovation : de l’invention à l’intention

Depuis les premiers épisodes de innovation weekly et en conférence, j’essaie de faire la part des choses entre l’invention (résultat), l’environnement de l’entreprise (contexte),  la culture de l’innovation (moyens) et l’aventure humaine (méthode).

Je dois le reconnaître, les innovations que je présente, semaine après semaine, ne sont finalement que des « inventions ». Et c’est sans doute un peu trop facile…

Ces innovations (Apple sort un iphone, Tesla une bagnole, SpaceX une fusée, le vatican un hackaton,…) sont autant de raccourcis faciles à faire qui ne présentent que le résultat clinique d’une démarche complexe. Et c’est là que le bas blesse, que peut-on apprendre de ces inventions terminées si l’on souhaite devenir une entreprise innovante ?

On ne peut pas partir de l’omelette pour revenir aux ingrédients et aux compétences du cuisiner !

Parler de ces innovations revient à vous servir une omelette à la truffe. C’est bien une omelette à la truffe, mais imaginons que vous souhaitez refaire la même recette. Comment faites-vous ?  Où irez-vous acheter vos truffes ?s De quelles tailles ? De quelle compétences avez-vous besoin pour les choisir et les cuisiner ? Et de quel matériel ?…*

* Bon, c’est un peu trop simple cette histoire d’omelette, j’aurais du choisir un Homard des îles à la Newburg à la place

L’invention

D’abord, vous avez l’invention.
L’invention est une idée créative qui devient un prototype en espérant devenir une innovation…Pensez Leonardo da Vinci, pensez Thomas Edison ou Emmet Brown.

Alors certes, l’invention fait entrer l’idée dans le monde physique alors que l’imagination et la créativité sont des processus mentaux. Et certes, contrairement à l’innovation – qui peut être une amélioration continue d’un produit/service/process qui existe déjà – une invention n’existait pas avant.

Mais ce sujet ne m’intéresse pas pour 3 raisons :

> C’est le produit final, quid des personnes qui ont créé cette innovation, des difficultés rencontrées et des obstacles dépassés ?
> Comment reproduire le process d’innovation qui a permis à cette invention de se réaliser ? Dans quel contexte et quelle culture d’entreprise ?
> C’est nouveau donc l’invention n’a pas encore trouvé son public et il peut-être parfois difficile de distinguer la mode passagère de l’innovation

C’est ici que je pense que j’échoue dans innovation weekly. Faire une émission sur les inventions est très facile, il suffit de lire la presse ou d’attendre les communiqués de presse pour être noyé sous les news d’entreprises qui innovent.

C’est la matière première de beaucoup de conférence en innovation. Prenons quelques exemples que vous avez dû croiser :

W.L Gore & Associates, célèbre pour le tissus respirant Gore-TEx qui est aussi leader mondial dans un nombre phénoménal de produits, de la corde à guitare au vaisseau sanguin artificiel en passant par le fil de suture et le câblage aéronautique.
Gilette, qui a toujours 50% du marché mondial en 2017 – même si la chute est rude (70% en 2010) – avec ses rasoirs comme le Sensor ou le Mach III
Tchibo, ce détaillant allemand qui a combiné un café et un magasin, comme si Starbucks rencontrait la Fnac. Une autre invention à leur attribuer : vendre des produits pendant une semaine seulement. L’exemple le plus utilisé : ils ont vendus plus de télescopes en 7 jours que toute l’Allemagne en 1 ans.
Zappos, incontournable en conférences pour avoir repenser le service client en éliminant les scripts de vente et le temps de conversation limité et qui proposent aux jeunes recrutés un chèque pour partir pour vérifier leur motivation.

Mais voilà, je pense que que vous êtes d’accord aussi si vous êtes-là : On se fiche d’avoir une omelette ! Ce qui est plus intéressant et qui permet de reproduire la recette chez nous est de connaître la liste des ingrédients,  les outils utilisés par le cuisiner, sa cuisine et le cuisiner lui-même !

 

L’environnement de l’innovation

Je ne vais pas vous emmener sur le terrain du biais du survivant qui explique que les réussites extraordinaires de certains visionnaires sont cités en exemple alors que leur réussite dépend d’abord d’un contexte précis qui ne se reproduira sans doute jamais plus.

En dépassant le cadre de l’entreprise, intéressons nous à son environnement avant de nous intéresser à tous les éléments qui facilitent l’innovation : La culture d’entreprise, son business model, ses valeurs et le style de management utilisé commençons par  identifier les 3 principales forces entourant l’entreprise.

La concurrence

Qui sont les concurrents actuels, les nouveaux entrants, les produits ou services qui peuvent se substituer aux produit de l’entreprise  ?

Lorsque quelqu’un cite Gilette, on oublie souvent que l’entreprise perd des parts de marché chaque année à cause de la disruption de son marché via notamment Dollar Shave Club qui propose à qualité égale des prix plus attractif et la livraison à domicile.

Les forces sectorielles

Quelles sont les transformations actuelles de votre marché ? Quels sont les segments de marché qui s’accroissent et ceux qui diminuent ? Quels sont les liens avec vos clients et le coût de vous quitter ?

Pendant des années, Nespresso était connu pour son business model de « l’otage » où une fois que vous aviez acheté la machine adaptée vous ne pouviez plus quittez plus la marque avant que celle-ci ne tombe en panne. Ce qui n’est plus vrai désormais car 1) les machines sont moins chères et 2) les concurrents proposent aussi des capsules.

Les tendances

Quels sont les grandes tendances, technologiques, sociales, sociétales, économiques, politiques, environnementales etc (cf Trendstorming) qui pourraient menacer ou favoriser votre entreprise ?

Tchibo a clairement surfé sur la crise (tendance sociétale) et la recherche du meilleur prix, jusqu’à ce que les discounter proposent les mêmes offres…

La culture de l’innovation

L’approche par l’environnement (Tendances, etc.) dans lequel a été réalisé une innovation donne une première réponse au contexte de celle-ci et permet de savoir quelles innovations peuvent être répétées de celles qui dépendent tellement d’un environnement économique qu’elles resteront uniques (iphone, one-click…).

Une innovation qui réussit dépend de l’environnement de celle-ci, ok, maintenant, la concrétisation d’une idée plutôt qu’une autre dépend surtout de l’environnement managérial qui règne dans l’entreprise et de ses valeurs, bref, en simplifiant : sa culture.

La culture de l’innovation…ben….ça n’existe pas

Je ne vais pas entrer dans el détail de la culture d’entreprise ou de la culture de l’innovation, d’abord car 1)c’est un blog, pas un ouvrage de la pléiade, et ensuite 2) parce que la culture de l’innovation…ben….ça n’existe pas.

Une culture de l’innovation est issue du cumul de plusieurs traits culturels qui sont valorisés tandis que d’autres sont minimisées.

Pour rendre l’explication plus facile regardez ci-dessous le « Culture framework » adapté d’un article de HBR de janvier 2018 écrit pas B. Groyberg, J. Lee, J. Price & J.Y-J. Cheng.

La culture de l’innovation est un mélange de 6 traits culturels – sans doute déjà présent dans votre entreprise – mais qui sont volontairement plus soutenus que les autres.
Caring
: Travail en équipe, collaboration confiance et sens d’appartenance
Purpose : Diversité, responsabilité sociale et environnementale (optionnel pour l’innovation mais fortement désirable !)
Learning : Innovation, apprentissage régulier, agilité et liberté d’apprendre
Fun : Engagement, créativité, exploration et écoute des autres
Result : Exécution des idées favorisées, mesure de l’impact des idées
Authority : Décision rapide et assumée, réactivité aux crises ou aux menaces

Au passage, il reste :
Safety : Gestion améliorée des risques, recherche de stabilité dans l’organsiation et les process
Order : Efficacité opérationnelles, obéissance , réduction des conflits et importance des règles

Les inventeurs

Et enfin, les êtres humains en question. Ceux qui sont vraiment à l’origine des idées qui mènent à ces innovations.

En fait, si vous écoutez les interviews que je mène dans le cadre de mon émission Youtube « No one is innovant » je pose toujours les même question pour comprendre qui est derrière l’idée qui a mené à l’innovation ou invention :  Comment vous est venu cette idées ? Quels obstacles avez-vous dépassés ? comment vous sentez-vous maintenant ? etc.

Ce sont des individus, et les méthodes qu’ils utilisent, qui créent l’innovation dans les organisation, pas les process ! Comme l’aurait dit Archimède : « Donnez-moi un point fixe et un levier et je soulèverai la terre ».

Les créateurs ne sont pas les gens les plus intelligents, les plus actifs ou les plus créatifs. Ce sont des gens qui à un moment donné apportent leur volonté, leur attention, leur temps, leurs compétences et leurs appétences à la réalisation de leur idée.

Derrière Zappos, vous avez Tony Hsieh qui croit intimement que son rôle est de rendre ceux qui travaillent pour lui…heureux.  Derrière le « One-click » de Amazon se trouve aussi un collaborateur d’Amazon (qui pour l’instant semble encore dans l’anonymat…à moins que vous n’ayez son nom et dans ce cas là je vous invite à le partager en commentaire)..

 

 

Tout mon travail n’est finalement pas sur l’innovation en tant que sujet mais en tant que résultat d’un environnement propice à l’éclosion de celle-ci car finalement, l’innovation n’est qu’un effet de bande.

Il faut absolument lâcher les personnages mythique de Edison à Jobs pour s’intéresser aux héros et anti-héros de l’innovation de tous les jours. Plus spécifiquement, sur les roles qu’ils ont pu jouer pour faciliter, ralentir ou freiner l’innovation.

Benjamin Chaminade est entrepreneur et conférencier en culture de l’innovation, RH, en management de l’innovation, innovation managériale, Intergenerationnel et sur l’avenir du travail et de l’entreprise.

Innovation Weekly 10 – Licornes 2017, Jawbone, Juicero, Kodak et Gopro

> La licorne de l’année : Toutiao
> Le déclassement de l’année : The honest company
> Ils nous ont quittés : Jawbone, Yik Yak, Juicero,
> Quel point commun entre les moniteurs pour bébé et les sex toys connectés ?
> Ils nous ont déçus : Kodak, Gopro,
> Retour sur le Samsung S8
> Le Bitcoin
> Et bien sur les bonnes résolutions à la con

Numéro spécial fin d’année 

Nous sommes à une semaine bizarre car autant d’articles paraissent pour proposer une rétrospective de l’année passée que pour présenter les tendances 2018.
Je vous propose de faire de même et de commencer par un retour sur les événements importants pour l’innovation de l’année passée.

GAFA


Les Licornes 2017

57 entreprises ont rejoint le club des licornes en 2017. Pour les néophytes, une licorne dans le jargon tech, est une entreprise qui dépasse une valorisation de 1 milliard de dollars.  C’est peut-être moins que les 81 nouvelles licornes de 2015, mais cela nous amène à fin 2017 à 227 licornes.
A noter que 50% de ces startups proposent des services liés aux techno de l’information et logiciels et que 7 des 10 premières licornes sont Chinoises.
Notons que malheureusement, seulement 4 startups sur 57 ont une femme comme fondatrice !
C’est l’aggrégateur de contenu Toutiao qui détient la plus forte évaluation avec $20 milliards pour un revenu 20197 de $900 millions et plusieurs levées dont le montant atteint $3 milliards et qui a racheté musicaly pour 800 millions en 2017 après avoir tenté d’acheter Reddit en 2016.
Parmi les entreprises qui perdent leur statut de licorne : Shazam acquise par Apple pour 400 millions et amazon a racheté son clone du monde arabe Souq.
Les seuls noms un peu connu du grand public sont Deliveroo et Quora qui sont en queue de peloton à environ $2 milliards et $1,7 milliard de « valo ».
Enfin, à noter que l’évaluation de « the honest company« , entreprise fondée par l’actrice jessica alba est sorti du classement à cause d’une valorisation en baisse suite à des poursuites pour notamment – mais pas que – publicité mensongère.
Leur réaction a été mal jugée par le marché : Plutôt que de faire une enquête et éventuellement amende honorable, l’entreprise a préféré dénier les accusations à la manière d’Elisabeth Holmes. Je développerai son histoire dans un prochain numéro d’innovation autopsy bientôt en ligne.
Bref, son plan de levé de fond de 2016 s’est évaporé et Unilever a changé ses plans de rachat pour reprendre le concurrent Seventh Generation.
En tout cas, prenez note, pas bonne idée de s’appeler honnête si vous ne l’êtes pas.

Ils nous on quitté en 2017 

Les startups qui ont fermé en 2017 :
> Les spectacles – les lunettes de snapchat
> Yik Yak. La plateforme sociale qui permettait de rester anonyme  et dont la valorisation avait atteint 400 millions a fermé en avril après avoir été le centre de plusieurs affaire de harcèlement et avoir du mal à garder ses utilisateurs lui préférant Snapshat ou instagram.
> Jawbone qui a tiré sa révérence en Juillet. Valorisée 3 milliards pendant un moment – oui une licorne mesdames et messieurs – le pionniers des objets connecté avec son bracelet podomètre et ses enceintes bluetooth qui a vécu pas mal de problèmes de qualité et des coûts de justice exorbitant dans une poursuite sans fin contre  son concurrent Fitbit accusé de vol de secret industriel après avoir recruté d’anciens salariés. L’entreprise a pivoté depuis et propose désormais du matériel et des logiciels médicaux.
En même temps, Fitbit aussi a du mal. Après tout même Nike a jeté le gant avec son bracelet connecté ! Le marché que ABI research avait prévu être de 485 millions d’objets connectés portables vendus par an dans le monde  à fin 2017 n’a atteint « que »  310 millions en 2017. Le marché est notamment porté par les montres connectées.
Selon moi 2 choses empêchent une progression plus rapide de ce marché :
1 La peur des ondes trop près du corps/cerveau. Nous attendons toujours une enquête irréfutable, rassurante et connue du grand public sur le sujet;
2 Nous attendons aussi  un produit «must have» dont l’utilité serait vraiment prouvée, pas l’apple watch donc.
> Juicero en septembre. L’entreprise a annoncé sa cessation d’activité alors que Doug Evans son fondateur était à Burning Man. L’entreprise qui avait  levé 118 millions de dollars d’investissements en 2013 pour concevoir et construire une machine presseur de jus … 3 ans plus tard….3 ans….pour un presseur de jus… Cette machine  que Doug Evans présentait aux investisseur comme capable de soulever 2 teslas (la voiture, pas l’inventeur) s’est finalement avérée inutile puisque les poches à jus vendues avec la machine pouvaient être pressée à la main !
>Et bien sur Storify mais nous en avons parlé dans le dernier InnovationWeekly

Les objets connectés pour enfant 

2017 a confirmé que un internet des objects non régulé à destination des enfants est une très mauvaise idée. Des chaines pour enfants ou n’importe qui peut publier des vidéos l’est aussi – n’est-ce pas youtube
En Février, l’Allemagne et la Norvège ont interdit la vente de My friend cayla, une poupée connectée mi google home / mi siri,  facilement piratable par des hackers qui « auraient » alors pu parler avec les enfants.
Le pire a sans doute été le moniteur pour bébé Aristotle de Mattel, ce Alexa pour enfant. Développé en partenariat avec Microsoft, le moniteur filmait et enregistrait les enfants via une connexion à internet. De quoi rendre un peu nerveux pas mal de parents.
Bon, je ne devrais pas mettre ça dans la même rubrique pourtant les sujets sont liés : Les objets connectés pour adultes aussi ont montré leurs limites !
Nous apprenions en mars que We-vibe le masseur de visage – selon la Redoute – enregistrait les habitude de jeu de ses utilisatrices  et pouvant être piraté facilement pouvait être commandé par quelqu’un d’autre que l’utilisatrice ou son camarade de jeu.
Ensuite, en Novembre on apprenait que la manette – appelons ça une manette – lovesense enregistrait 6 minutes d’audio pendant son utilisation.

Le grand retour de Kodak…ou pas

On y a cru et puis non. Après avoir vendu pour 500 milliard de dollars de brevets pour se renflouer, la marque a tenté un retour à la Rocky Balboa – qui s’est terminé en retour de Bjon Borg – avec le Kodak Ektra (en homage aux péliculle ektachrome).
Il s’agissait d’un smartphone couplé à un appareil photo de 21 megapixels (les smartphones les plus récents comme l’iphone X sont limités à 12 MP).
Mais « pouf » la conception du téléphone etait mauvaise, le capteur pas terrible, l’OS Android dépassé et en plus…les photos obtenues n’étaient pas terrible…le comble.

A suivre car ils pourraient nous quitter prochainement


Gopro

La société dont l’action valait à son lancement 96$ a fait une chute libre (qui n’a pas été filmée) pour passer sous les 8% depuis mars 2017.
Après une offre publique initiale incroyable qui a valu en 2014 un article dans Forbes comparant le fondateur de Gopro, Nick Woodman, comme digne successeur de Steve Jobs – ce qui semble être une malédiction car ceux qui sont comparé à Jobs font souvent faillite assez rapidement…
Mais depuis 2 ans c’est le drame : produits bâclés, comme le drone Karma dont la batterie cessait de fonctionner pendant le vol. Le produit qui devait marquer le renouveau de la marque cessait de fonctionner en vol. On apprendra plus tard que c’était simplement à cause d’un fixation en plastique.
Les choses ont commencé à se gâter mi-2015 avec notamment la sortie du Hero4 Session. Un cube waterproof noir sans écran avec un seul boutton vendu 399 dollars. Le même prix que la hero4silver bien mieux équipée.
Pour Woodman ce prix s’expliquait parce que selon lui la Hero4 Session était la gopro ultime ! Ben voyons.
Quitte à faire une connerie autant la faire jusqu’au bout, il s’est aussi dit que son produit était tellement génial qu’il allait devenir viral par lui-même et n’aurait donc pas besoin de marketing ! Les Gopro se vendent comme des petits pains de toute façon, n’est-ce pas ?
Je la fais cours mais 2 mois plus tard le prix de la caméra a chuté de 100$ et d’encore 100 dollars juste avant avant Noel.
Depuis l’entreprise est revenu en mode Innovation continue « pépère » en perfectionnant ses produits existants et en prenant le temps de peaufiner une nouvelle caméra haut de gamme appelée fusion qui permet de choisir son angle de vue après le tournage alors que de leurs cotés les concurrents fourbissent leurs armes comme par exemple Google clips.

A suivre 


Le Bitcoin

Sa valeur a été multiplié par 15 en 2017, ce qui a bien sur motivé les banquiers – tu m’étonnes – et des prix Nobel de prévenir du risque d’une bulle. Ils ont été rapidement rejoints par les concernés par l’environnement vu l’impact énergétique du minage de Bitcoin
regardons rapidement la progression ; 1000 euros en février, 2000 en mai, 5000 fin septembre…et là tout s’accélère…10 000 euros § semaines plus tard avant de frôler les 17000 euros le 16 décembre pour perdre 30% de sa valeur et atterrir à 12 000 euros le jour de noel – qui cette année je vous le rappelle était le 25 décembre.
il faut savoir que 1 000 personnes détiennent 40 % du stock de Bitcoin et qu’il suffit que quelques une d’entres elles vendent pour déstabiliser le cours.
En ce moment il y a 2 camps : ceux qui regrettent de ne pas en avoir acheté – ou pire qui en ont eu mais s’en sont séparés – alors que d’autres ont été refroidi par la faillite de la plateforme coréenne de crypto-monnaie youbit le 19 décembre à cause d’un piratage qui leur a couté 17% de leurs actifs.
retour à la réalité, les cryptomonnaie ne peuvent pas être falsifiées mais les porte-monnaies qui les contiennent peuvent être volés ! Ah, et aussi, la SEC – l’autorité des marchés financiers – à suspendu la cotation de Crypto une plateforme US pour manipulation de cours. N’oubilez pas non plus que l’algorithem limite à 21 millions le nombre de bitcoins en circulation – nous approchons les 17 millions à fin décembre 2017.
Quel est le cours que le bitcoin atteindra en 2018 ? 
1> Le cap des 20.000 à 25.000 dollars semble atteignable, après une correction vers 17.000 la semaine de Noël. Certains observateurs optimistes voient déjà le Bitcoin à 50.000 ou 100.000 dollars.
2> dans quelle mesure une intervention du régulateur pourrait influencer cela ? En septembre 2017, Pékin a fait plonger le cours du bitcoin en annonçant l’interdiction des ICO (Initial coin offerings). Mais les investisseurs pourraient aussi commencer à intégrer dans le cours la possibilité de plus d’interventionnisme.

Benjamin Chaminade est entrepreneur et conférencier en culture de l’innovation, RH, en management de l’innovation, innovation managériale, Intergenerationnel et sur l’avenir du travail et de l’entreprise.

VUCA – Volatilité, Incertitude, Complexité et Ambiguité

VUCA. Si il y a bien quelque chose que je n’aime pas dans le monde du management, ce sont les acronymes simplistes pour managers (parfois) fainéants.
Prenez au hasard les 3C, les 4P, les 5W, les 6D de la disruption…et encore, je ne vous parle pas des SMART, SCAMPER, SWOT, GTAC ou WIIFM..
Pourtant, il y a un acronyme qui contient des sujets si complexes que je n’en ai toujours pas touché le fond : VUCA
VUCA pour Volatilité, Incertitude (Uncertainty), Complexité et Ambiguité.
Ce que j’apprécie dans cet acronyme est  qu’il s’agit d’une grille de lecture et non pas d’une liste d’une solutions à suivre !
Cet acronyme beaucoup plus populaire dans le monde anglophone qu’en France m’aide à illustrer mes réussites…et échecs.

Australie : VUCA m’a porté

Commençons avec l’Australie où je dirigeais une entreprise de recrutement et de conseil en engagement salarié et en expérience candidat.
J’ai surfé – jeu de mot – sur ce concept sans le savoir…
Volatilité : Sur la période qui me concerne, le gouvernement australien a investi dans ses infrastructures ferroviaires et routières en même temps que la 3G se déployait dans le pays, créant ainsi une accélération du nombre d’offres d’emplois jamais vue.
Incertitude : En tant qu’employeur, je me suis retrouvé dans une situation étrange : J’étais plus inquiet de trouver les bras dont nous avions besoin pour répondre à nos clients que de trouver des clients.
Complexité : Tout le monde utilisait les mêmes sites de recrutement en postant les mêmes annonces. Comment se distinguer ?  Ma réponse à été de m’inspirer d’un secteur qui avait 5 ans d’avance sur ce sujet  : les sites de rencontre. Pourquoi ne pas recruter comme une rencontre et se pencher d’avantage sur les valeurs partagées que sur les compétences ? C’est sans doute banal aujourd’hui mais révolutionnaire en 2005.
Ambiguité : Premier paradoxe : Chercher à résoudre le problème de recrutement de mes clients alors que je vivais le même problème. Autre ambiguïté : Avoir un taux de chômage élevé tout en ayant de nombreuses pénuries de candidats. Enfin, dernier paradoxe parmi plein d’autres :  l’incompréhension du « déjà fait avant » : d’un coté des candidats qui veulent changer d’emploi et de carrière, de l’autre des entreprises qui cherchent des candidats qui on déjà fait la même chose, pas des gens qui veulent faire autre chose !

France : VUCA m’a tué

De retour en France, j’ai retrouvé VUCA dans l’activité de compétition automobile dans laquelle je me suis impliqué…mais cette fois-ci à ma défaveur…
Volatilité : Je n’ai pas vu venir la dégradation rapide de l’image du 4X4 auprès du grand-public, ni du désintérêt pour le Dakar par les concurrents.
Incertitude : 60% de nos clients étaient proches de la retraite. Allaient ils continuer les courses ? Et avec l’arrivée de la crise de 2008, les marques allaient-elles encore sponsoriser des écuries ? Avec le recul c’est facile : NON.
Complexité : Que faire quand la situation économique se degrade et en même temps que nos clients s’en vont ou perdent leur intérêt pour les courses automobile ? #disruption
Ambiguité  : Un 4X4 par sa durée de vie pollue moins qu’une voiture que l’on remplace tous les 100 000 km. Oui, même une voiture électrique qui ne fait que déplacer la pollution. Allez expliquer ça à un parisien…
Nous avons essayé de répondre à cette situation en créant notre propre véhicule. Malheureusement, c’était sans doute trop tard et notre proto a été détruit au bout de 2 jours de course par un pilote imprudent. #dépôtdebilanàtrèscourteéchéance…
Si VUCA  est utilisé depuis les années 50, il n’a été popularisé qu’à partir de 1998 dans la 3e édition d’un livre intitulé « Strategic Leadership Primer » écrit par le Colonel Stephen J. Gerras, un professeur en économie comportementale à l’école de guerre américaine, pour aider les cadets à comprendre les changements sur le champ de bataille
VUCA – l’ordre est important vous allez voir pourquoi – est aujourd’hui utilisé pour introduire les transformations technologiques, économiques et sociales et essayer de donner un sens au monde actuel depuis ce que Time Magazine a appelé « la décade de l’enfer » que je préfère appeler « le nouveau normal » dans lequel un trentenaire est à l’Elysée, on change de sexe à partir de 6 ans, les papes démissionnent et les grands mères se déplacent en trottinette.

Benjamin Chaminade est entrepreneur et conférencier en culture de l’innovation, RH, en management de l’innovation, innovation managériale, Intergenerationnel et sur l’avenir du travail et de l’entreprise.