Les 5 niveaux de la créativité

Les 5 niveaux de la créativité

Les niveaux de créativité. Vous pensez que vous n’êtes pas créatif ? Vous vous sous-estimez sûrement, car nous sommes tous intrinsèquement créatifs et nous pouvons tous le devenir d’avantage. Au-delà de cette aspiration démocratique du « tous créatif »* il reste à préciser que, comme la curiosité, chacun ne l’est pas de la même façon. Nous ne sommes pas tous Picasso, mais nous pouvons apprendre à dessiner. Ensuite, il ne faut pas non plus oublier qu’il y a plusieurs types de créativités. Plusieurs niveaux de créativité que nous pouvons utiliser comme des étapes pour accroître notre propre potentiel créatif.

Vous trouverez ci-dessous les cinq niveaux et types de créativité. Ils sont classés du plus facile au plus difficile à maîtriser. Vous trouverez aussi des suggestions pour développer votre force créative. 

* Ce qui n’est pas forcément en contradiction avec ma chaine Youtube qui s’appelle No one is innovant.

Créativité intuitive

1 – Créativité mimétique

Le premier niveau de la créativité est la mimèsis. Selon l’approche de Démocrite (et pas celle de Platon pour qui il s’agit plutôt du rapport au vivant) est l’imitation de la nature par la technique (comme le tissage imite la toile d’araignée ou le revêtement extérieur des avions qui s’inspire de la peau de requin). C’est la forme la plus rudimentaire de créativité, car il s’agit d’observer la nature pour s’inspirer, comme le faisait Leonard de Vinci.

Par extension, cette créativité entre dans le champ de l’innovation adjacente quand on s’inspire d’une découverte d’un autre secteur. Comme Dyson et l’aspiration du bois dans les scierie.Comme les dealers qui proposent des cartes de fidélité à l’imitation de Starbucks. Comme la clinique Mayo qui s’est inspiré de l’expérience client vécu au Ritz-Carlton pour son expérience patient.  

Comment améliorer votre créativité mimétique ?

Cette inspiration, provenant de ce qui existe déjà, est la base du processus d’apprentissage. C’est comme construire un modèle de Lego en suivant la notice de montage. ll faut passer par cette étape pour pouvoir s’en affranchir et créer ensuite ses propres modèles. 

Pour améliorer la créativité mimétique, il faut découvir de nouveaux environnements et apprendre à les observer. 

Faites un « safari » pour les niveaux de créativité

Voyagez dans de nouveaux endroits et rencontrez de nouvelles personnes. Apportez votre téléphone ou un carnet et enregistrez / annotez vos découvertes afin que vous puissiez à la fois être conscient de l’expérience au moment où elle se produit et la revoir lorsque vous avez un peu de temps et de distance pour repérer les choses que vous avez peut-être manquées la première fois. Veillez à rechercher des modèles et des points de référence, ainsi que des indicateurs de réussite ou d’échec, afin d’avoir de bonnes idées sur ce qui fonctionne vraiment et ce qui ne fonctionne pas et pourquoi. 

Vous pouvez par exemple utiliser cette fiche de « Safari tour »

service design safari

Service safari, un outil du Service Design

Faites une excursion 

C’est une méthode très efficace pour persuader un groupe de concevoir et de développer de nouveaux schémas de pensée pour faire face à des situations uniques et de formuler des stratégies basées sur leurs analyses. Ce processus comporte généralement cinq étapes :

  1. L’animateur demande aux participants de faire un voyage imaginaire vers un endroit qui n’a apparemment aucun lien avec la question traitée. Certains de ces lieux pourraient être un musée, la jungle ou une autre planète, etc. Une fois le voyage terminé, les participants doivent dessiner 8 à 10 images basées sur leur expérience de ce lieu.
  2. L’animateur demande aux participants de dessiner des similitudes et d’établir des relations entre les images de leur excursion imaginaire et les problèmes réels auxquels ils sont confrontés dans leur scénario.
  3. Les participants doivent maintenant analyser les liens entre les problèmes et les analogies et identifier ceux qui sont les plus proches et les plus distinctement liés à tous les facteurs.
  4. Les participants partagent leurs expériences de leur voyage imaginaire avec leurs coéquipiers sur ce qu’ils ont vu, les personnes avec lesquelles ils ont interagi, les analogies qu’ils ont tirées et leurs solutions.
  5. Comme pour le brainstorming, les participants discutent des idées des autres et trouvent une solution commune aux problèmes, ainsi qu’un récit commun qui peut inclure toutes leurs idées.

Copiez la nature

L’inventeur et architecte Buckminster Fuller a créé le dôme géodésique « Vaisseau spatial Terre » en copiant la structure géométrique des spores et du plancton. Cette forme de conception, où quelque chose est observé dans le monde naturel puis modifié par l’ingéniosité humaine, s’appelle le biomimétisme. Voyez-le comme une forme accélérée d’évolution. Léonard de Vinci a dessiné des machines volantes après avoir observé des oiseaux en vol et des feuilles d’érable qui tournaient vers le sol. La marine américaine fait de même lorsqu’elle façonne le gouvernail d’un cuirassé d’après la douve aérodynamique d’une baleine à bosse. Faites attention à la forme et à la fonction du monde naturel qui vous entoure.

Ressources sur la créativité mimétique 

La théorie Mimétique, de l’apprentissage à l’apocalypse, de René Girard aux éditions PUF
Mimèsis et apprentissage culturel de Christoph Wulf, dans Télémaque 2014/01
Les articles sur le Bio-mimétisme sur le site de industrie-techno

Créativité biassociative

 

2 – Créativité biassociative

Le second niveau de la créativité est la créativité associative, appelée aussi « Biassociative » par le romancier Arthur Koestler dans son célèbre livre « The Act of Creation » où il décrit comment notre esprit conscient, lorsqu’il est détendu, peut relier des pensées rationnelles à des pensées intuitives pour produire des « idées jaillissantes », « moments Eurêka » ou « Satori » si vous êtes bouddhiste. La créativité biassociative se produit lorsqu’une idée familière est reliée à une idée inconnue pour produire une idée hybride.

C’est à ce type de créativité à laquelle pensait Steve Jobs quand il dit que « La créativité consiste à relier les choses. Lorsque vous demandez à des personnes créatives comment elles ont fait, elles se sentent un peu coupables parce qu’elles n’ont pas fait grand chose. Elles ont juste vu quelque chose qui leur semblait évident. C’est parce qu’ils ont été capables de relier des expériences qu’ils avaient vécues entre-elles et de synthétiser de nouvelles idées que ces personnes ont été créatives ».

Comment améliorer votre créativité biassociative ?

Bien que la connexion des idées se fasse souvent par des moyens plus contemplatifs, elle peut aussi être stimulée en bombardant l’esprit d’un barrage de pensées aléatoires pour voir ce qui en sort. Oui, vous avez reconnu la pratique du brainstorming. Par exemple, en 1994, alors qu’ils sortaient d’une quasi-faillite et travaillaient sur Toy Story, leur premier long-métrage, quatre des premiers réalisateurs de Pixar ont déjeuné dans un restaurant et ont réfléchi à des idées de films qu’ils voulaient réaliser. De cette rencontre informelle sont nés A Bug’s Life et Monsters Inc.L’industrie du cinéma a été transformée en un repas.

La créativité biassociative s’appuie sur la dynamique des « 3F » :

  • Fluidité. Il est plus productif d’avoir beaucoup d’idées non polies que quelques « bonnes » idées car plus la diversité des idées est grande, plus l’éventail des solutions possibles est large.
  • Flexibilité. Souvent, nous avons la « bonne » idée, mais nous l’avons mise au « mauvais » endroit. Nous devons donc la déplacer pour voir où elle serai la mieux adaptée.
  • Flux. Nous ne sommes pas créatifs sur demande. Nous avons besoin d’être à la fois simulés et détendus pour entrer dans une zone de créativité.

Utiliser des mots aléatoires

Prenez un dictionnaire ou un livre. Ouvrez-le et choisissez avec le doigt un mot aléatoire. Reliez votre défi créatif à ce mot. Par exemple, disons que vous essayez de trouver des idées pour un nouveau service de livraison à domicile et que votre doigt tombe sur le mot « oxygène ». Vous pourriez par association d’idées proposer de livrer avec des drones (pas très crédibles) ou de demander un abonnement mensuel à vos clients pour des plats exclusif et la livraison gratuite.

La méthode SCAMPER

Le brainstorming est évidemment la base concernant la créativité biassociative. C’est Alex Osborne, crédité d’avoir inventé le terme « brainstorming » dans son livre « How to Think Up » paru en 1942, qui proposé la méthode de créativité en 7 (ou 9 étapes) « SCAMPER », appelé aussi en français la technique de « concassage », incontournable de ce niveau de créativité, et qui se compose de 6 étapes :

  1. SUBSTITUER. Mettre un élément à la place d’un autre. Qu’est-ce qui peut être remplacé ? Qui d’autres ? Quoi d’autres ?
  2. COMBINER. Fusionner deux concepts ou deux idées. Pourrions-nous fusionner deux activités ?
  3. ADAPTER. Placer son concept dans un autre contexte. Y a-t-il eu quelque chose de semblable dans le passé ?
  4. MODIFIER. Changer la signification, la couleur, la forme. Peut-on changer la signification, la couleur, le mouvement, le son, l’odeur, la forme ?
  5. PRODUIRE ou TROUVER UN AUTRE USAGE. D’autres utilisations possibles si on le modifie ? Existe-t-il d’autres utilisations possibles, si on le modifie ? 
  6. ÉLIMINER OU ÉPURER. Qu’est-ce qui n’est pas nécessaire ? Que peut-on soustraire ? supprimer ? diminuer ?
  7. RENVERSER. Inverser le positif et le négatif. Puis-je retourner cela ? Mettre le haut en bas ? Changer les séquences ?

En posant ces questions simples, vous connectez les idées et les actions de manière nouvelle pour produire facilement des variations créatives utiles.

Les 6 chapeaux de Bono

Le médecin Edward de Bono a mis au point une méthode de raisonnement créatif indirect qu’il appelle la pensée latérale. L’idée de base est de tourner autour d’un problème au lieu d’essayer de le résoudre directement. Cela permet aux membres d’un groupe créatif d’avoir un plus large éventail d’idées et d’identifier leurs points faibles. Les six chapeaux de réflexion représentent les différents types de réflexion et les rôles joués par les membres du groupe. Bleu : objectifs, Blanc : information, Rouge : émotions, Noir : jugement, Jaune : optimisme, et Vert : créativité. Cette technique est souvent utilisée lorsque vous souhaitez obtenir un nouvel angle d’approche d’un problème.

Ressources de créativité biassociative

« Flow, the psychology of optimal experience » de Mihaly Csikszentmihalyi aux éditions Harper et « la créativité », du même auteur, aux éditions Robert Laffont
« Game storming, jouer pour innover » aux éditions Diateino
« Les 6 chapeaux de la réflexion » de Edward de Bono aux éditions eyrolles 

Créativité analogique

 

3 – Créativité analogique

La créativité analogique (pour analogie, pas pour le contraire de numérique) utilise des analogies pour transférer des informations que nous croyons comprendre dans un domaine (la source), pour aider à résoudre un problème dans un domaine inconnu (la cible). Les analogies sont des ponts qui permettent à nos processus cognitifs de transporter rapidement des groupes d’informations de l’inconnu au connu, et vice-versa. Les analogies peuvent également être utilisées pour perturber les habitudes de pensée afin de faire place à de nouvelles idées.

Les grands innovateurs, d’Archimède dans sa baignoire à Einstein dans son ascenseur de la relativité, ont utilisé des analogies pour résoudre des problèmes complexes. Nous utilisons des analogies pour transférer des informations que nous croyons comprendre dans un domaine (la source) pour aider à résoudre un problème dans un domaine inconnu (la cible). Par exemple, la conception des aspirateurs est restée pratiquement inchangée pendant près d’un siècle lorsque l’inventeur James Dyson a utilisé une analogie différente, les cyclones, pour concevoir une nouvelle façon de séparer les particules grâce à la force de rotation d’une centrifugeuse.

Comment améliorer votre créativité analogique

De la même manière qu’une analogie nous aide à donner un sens à nos expériences en assimilant ce que nous ne savons pas dans ce que nous savons, ce niveau de créativité fonctionne également à l’inverse. En d’autres termes, nous pouvons prendre quelque chose que nous croyons savoir et utiliser une analogie pour le rendre inconnu. C’est ce que les artistes appellent la « défamiliarisation ». Albert Camus qui raconte une histoire du point de vue d’une mouche ou Bernard Werber qui construit des récits du point de vue d’une fourmi, puis d’un dieu, puis d’un chat, puis de la planète… Réfléchissez à ce à quoi ressemblerait votre processus d’élaboration de stratégie s’il était fait du point de vue de vos enfants plutôt que de celui de vos actionnaires ou de vos clients.

Raisonnement adaptatif

Le raisonnement adaptatif est une description générale de la façon dont votre perspective ou votre relation relative à un problème peut changer ou évoluer grâce à l’utilisation d’analogies. L’approche de base peut être résumée comme suit : « Comment [votre problème] ressemble-t-il à [votre analogie] ? » Par exemple, comment [créer une campagne de marketing réussie pour votre nouvelle ligne de sacs à main à la mode] ressemble-t-il à [se faire des amis dans une nouvelle école] ? L’essentiel est de varier vos perspectives et de nouer de nombreuses nouvelles relations.

Amis imaginaires

Avec cette méthode popularisée par Napoleon Hill, il s’agit de se mettre à la place d’une personne que vous connaissez personnellement ou une personne célèbre. « Que ferait Elon Musk s’il avait ce défi ? » La source de l’analogie, le défi, est donc la même que pour les autres approches analogiques, mais la cible, le domaine inconnu, est une personne plutôt qu’une seconde idée.

Ressources de créativité analogique

La boite à outil de la créativité de Edward de bono aux éditions Eyrolles
Innovation et technologie, de Loick Roche et Thierry Grange aux éditions maxima
De la performance à l’excellence de Jim Collins aux éditions Pearson (Lien amazon car la Fnac ne permet pas de faire de liens)  

Créativité narrative

 

4 – Créativité narrative

Par essence, la créativité narrative est la capacité d’inventer et de raconter des histoires. C’est donc une créativité du « Storytelling« . L’objectif du storytelling, ou communication narrative, est d’utiliser des histoires ou des anecdotes pour inspirer une auditoire. C’est ce lien qui permettra de faire passer des messages complexes avec diplomatie ou, pour revenir à notre sujet, de donner une direction pour trouver de nouvelles idées. 

Comment améliorer votre créativité narrative ?

Il y a 3 manières d’utiliser le Storytelling dans la créativité : 

Les histoires de l’origine qui répondent aux questions « qui sommes-nous » et « d’où venons-nous ? »
Ce type d’histoire est la plus connue notamment dans le petit monde des startups qui ont toutes leur « Origin story ». Nous sommes en décembre 2008 à Paris. Travis et Garrett, deux américains venus pour une conférence se retrouvent coincés sous la neige car ils ne parviennent pas à trouver de Taxi à Paris. Travis dit à Garrett, et si on lançait une application ou l’on aurait une voiture qui viendrait nous chercher en un clic ?

Les histoires de valeur qui répondent à la question « quelles valeurs partageons-nous ? »
Lorsque je m’occupais de Technoraid, il s’est vite avéré que nous ne faisions pas le poids auprès des candidats qui préféraient postuler pour Renault ou Toyota. Pour nous différentier, nous avons donc créer le « Technoraid Way » pour expliquer que, grâce à notre petite taille de PME, chaque collaborateur était écouté et valorisé quelle que soit la durée de son expérience.

Et enfin les histoires de la vision qui répondent aux questions « en quoi croyons-nous ? Où allons-nous ? »
Nous sommes en Italie, Alberto devient le dirigeant de la fonderie fondée par son grand-père. Mais voilà, la concurrence est rude avec la chine et l’entreprise ne peut plus se différentier sur le prix. Pour cela Alberto décide de ne plus chercher à faire comme ses concurrents, mais à décaler son marché en recrutant un designer. Sa vision, s’inspirer de l’industrie automobile italienne pour intégrer le design italien à la fabrication de ses produits. Des centaines de prix et des dizaines de bouquins plus tard, le nom d’Alberto Alessi est mondialement connu

Storyboarding

Pendant des années, Walt Disney est venu dans nos salons chaque dimanche soir depuis son studio d’animation. Il s’asseyait devant un mur rempli de dessins reliés par de petits bouts de ficelle. Il a développé ce processus de storyboarding pour à pré-visualiser un film en représentant les différents personnages et scènes sur de grandes cartes de notes. Cela permettait à son équipe d’animation de modifier facilement la séquence de l’action, d’ajouter et de soustraire des personnages et d’avoir une idée réelle de ce à quoi le film ressemblerait avant le début de la production. De nos jours, il existe un certain nombre d’applications logicielles qui éliminent le besoin de cartes de notes et de ficelles, mais le pouvoir de raconter et de redire une histoire en groupe reste un moyen incroyablement efficace de créer de nouvelles idées.

storyboard

Pour faire un storyboard en groupe j’utilise fréquemment l’application open source storyboarder.

Morphologies

Les morphologies codifient les défis en leurs éléments les plus discrets. Elles sont souvent utilisées dans les sciences de la vie pour comprendre comment fonctionne un organisme vivant. Pensez-y comme à des éléments de base que vous pouvez démonter et remonter de manière inédite. En décomposant une histoire en personnages et en actions, on peut reconstruire un large éventail de solutions possibles. De même, en considérant un produit ou une expérience comme un ensemble de fonctions et d’attributs dans une matrice, on peut assembler une série de nouvelles combinaisons – utilisations, couleurs, taille, saveurs, etc. 

C’est à ce but que j’ai créé de nombreux jeux de cartes pour travailler sur sa marque, ses valeurs ou ses business models. 

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Élaboration de scénarios

Il n’existe pas de données sur l’avenir où des innovations révolutionnaires auront lieu. Alors, comment voyez-vous l’avenir en premier lieu ? Surtout que si vous avez commencé à lire ma série d’article sur VUVA, le V pour volatilité stipule que l’avenir ne se prévoit pas, il se prépare ! Vous considérez comment les forces sous-jacentes, à l’œuvre aujourd’hui, peuvent déterminer ce qui se passera dans l’avenir – la politique, l’économie et le bien-être social, pour n’en citer que quelques-unes. Les scénarios ne sont que des projections de plans d’action. Ils posent les questions « et si » et vous aident à évaluer l’impact et la probabilité de chaque histoire possible.

Ressources du niveau de créativité narrative

Creativity inc. de ED Catmull aux éditions Talent Sport
L’art du storytelling de Guillaume Lamarre aux éditions Pyramyd
Strategic Reframing: The Oxford Scenario Planning Approach (anglais) de Rafael Ramirez et Angela Wilkinson aux éditions Oxford. Livre que je cite également dans ma série sur le monde VUCA

les niveaux de créativité intuitive

 

5 – Créativité intuitive

Ce dernier niveau de créativité, le plus difficile à atteindre car il demande pas mal de lâché prise. Il peut aussi faire peur pour avoir été promu au rang de tradition spirituelle et de sagesse. C’est là que la créativité nous dépasse en transcendant notre individualité. C’est le coté « inspiré » ou « illuminé », plutôt, de la créativité.

Comment améliorer votre créativité intuitive ?

Il existe plusieurs méthodes pour libérer et vider l’esprit : la méditation, le yoga, les balades en forêt et le chant, pour n’en citer que quelques-unes. L’idée fondatrice est de distraire et de détendre l’esprit pour créer un état de conscience fluide (le flow, déjà cité) où les idées viennent facilement. Les approches pour développer la créativité intuitive sont trop nombreuses pour être décrites ici, cependant, l’écriture libre est un moyen simple de nous relier à notre moi intuitif en observant simplement ce qui sort du stylo ou en tapant sur les touches. C’est d’ailleurs ce que dit bernard Werber : « il ne faut pas attendre d’être inspiré pour écrire. L’idée suit le stylo. Il faut commencer à écrire pour que vienne l’inspiration. » 

Le prix Nobel de littérature Rabindranath Tagore a développé certaines pratiques méditatives spécifiquement pour renforcer la créativité personnelle, tout comme Rudolf Steiner, le fondateur du système éducatif Waldorf. Elles vont de l’écriture autonome à la prise de nootropes.

Visualisation créative

Une grande partie de notre cerveau est conçue pour faire des images. C’est la raison pour laquelle il faut absolument utiliser des métaphores. Nous sommes uniques en ce sens que les images que nous créons dans notre esprit peuvent modifier notre expérience de la réalité, pour le meilleur ou pour le pire. La visualisation en tant que forme de pensée positive nous aide à surmonter nos doutes et nous attire vers ce que nous recherchons. Parce que l’information visuelle est si vivante et difficile à distinguer de notre expérience de la perception ordinaire, la visualisation constitue souvent une source irrésistible de nouvelles idées.

L’écriture libre

On dit que Mozart n’a jamais apporté une seule correction à ses partitions. Il a tout composé dans sa tête. Pour la plupart d’entre nous, le processus fonctionne dans l’autre sens. C’est dans l’expression itérative de nos pensées que nous découvrons que nous avons des idées nouvelles et convaincantes. Le principe de base de l’écriture libre est qu’il s’agit d’un acte de communication avec notre intuition et notre créativité. Le défi consiste ici à suspendre votre voix de jugement et à observer simplement ce qui sort de votre stylo ou de votre clavier. L’objectif est d’atteindre un état de flux (oui, encore) où nous écrivons plus vite que notre esprit ne peut modifier. Ce n’est qu’après avoir noirci le papier que nous pouvons faire marche arrière et « découvrir » nos idées créatives.

Interprétation des rêves

Concernant ce niveaux de créativité, le chimiste allemand August Kekulé (true story) aurait découvert la forme annulaire de la molécule de benzène après l’avoir vue dans un rêve. Le physicien Richard Feylann qui a révolutionné la mécanique quantique a été inspiré alors qu’il rêvassait dans un club de lap dance. (true story aussi).

Les rêves sont délicats car ils sont difficiles à capturer et même lorsque nous le faisons, nous les ajustons souvent pour les rendre plus sensés. Certaines recherches suggèrent qu’il est utile de se réveiller à la même heure chaque jour pour préparer l’esprit à mettre fin au cycle du rêve à une heure fixe. Il est important d’enregistrer immédiatement le rêve tel qu’il est donné et de ne pas fournir un récit qui est souvent un acte de raisonnement qui lui est imposé. Tenir un journal ou une chronique de vos rêves vous aidera à développer une compréhension de votre propre langage unique de symboles – nager signifie que vous êtes malade, etc. Bien qu’il existe des symboles universels, la plupart des thérapeutes s’accordent à dire que votre propre vocabulaire de rêves est tout à fait unique.

Ressources du niveau de créativité intuitive

Accidental Genius: Using Writing to Generate Your Best Ideas, Insight, and Content par Mark Levy aux éditions Mc Graw-Hill
L’arbre des possibles de Bernard Werber aux éditions lgf
Calm, ou Headspace, des applications de méditation. Elles sont en anglais, si vous connaissez des app de médiation en français, merci de les partager en commentaire.  

 

Voilà pour les 5 niveaux de créativité.
Toutes ces approches sont faciles d’accès. Vous devez simplement essayer continuellement de nouvelles choses et ne pas oublier qu’une vie créative se construit au fur et à mesure.

Retrouver sa créativité avec un creative break

Retrouver sa créativité avec un creative break

Faire une pause créative ou « Creative Break », en prenant quelques jours pour vous ressourcer afin de rester créatif toute l’année.

Avec tout ce qui nous tombe sur le dos en ce moment et les difficultés attendues sur le court terme, c’est la créativité qui pourra nous aider à préparer l’avenir. Je vous propose de prendre quelques jours pour faire le point et penser à l’avenir. 

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La créativité est comme un grigri que l’on invoque. Chacun a son rituel :  

Balzac travaillait de nuit et buvait 4 litres de café pour rester éveiller. Parfois, il prenait en plus des bains de pieds de moutarde (pour la vitamine C ?).
Agatha Christie utilisait chaque nouvel endroit, un coin de table ou une baignoire, pour continuer à tuer des gens de façon créative.
Jules Verne s’était inspiré de la solution radicale utilisée par Victor Hugo : se faire enfermer chez lui nu – oui, nu – pour se forcer à terminer tel ou tel chapitre.
Stephen King se donne chaque jour le défi de ne pas s’arrêter avant d’avoir écrit 2500 mots, ce qui lui prend 5 heures par jour.
Bernard Werber écrit une nouvelle par jour, et écrit chaque matin de 8h30 à 12h30. Je l’ai vu faire de près 🙂 

 

 

 

Les 6 ingrédients d’un break créatif pour votre équipe

1. Etre seul (ou pas). En tout cas laisser du temps à chaque membre de votre équipe de penser de son coté à ses idées avant de les mettre en commun. C’est ce que l’on appelle le « Brainwriting ».
2. Sortir du quotidien. Bien sur, ce n’est pas un Break si c’est pour rester dans votre salle de réunion.
3. Se déconnecter. Hyper important. On éteint son téléphone, on met son mail sur répondeur.
4. Visiter un lieu de mémoire. Retrouver sa créativité et penser à l’avenir demande aussi de penser au passé.
5. Prendre un livre inspirant. Très important d’avoir au moins un livre en commun. Par exemple, lors du dernier Creative Break de la Lyonnaise des Eaux à Cadaqués, le livre choisi a été « Les employés d’abord, les clients ensuite » de Vineet Nayar.
6. Ecrire ses idées. Tout doit être noté, sélectionné et priorité pour pouvoir être….utilisé bien sûr !

Mais pour vous ? Comment pouvez-vous rester créatif toute l’année sans être nu dans une baignoire de café à tuer des gens en 2500 mots ?

 Je vous propose d’organiser un Break créatif avec cette vidéo tournée lors de mon Creative Break 2012.Ça date un peu mais le contenu est toujours d’actualité.

 

Comment organiser votre creative break

Bloquez votre agenda à l’avance. 

Attention cependant à ne pas interrompre un projet en cours. Le risque est de continuer à penser à ce projet non terminé alors que vous devez, lors de votre creative break, vous inspirer pour le futur.

Choisissez un endroit inspirant

Et là malheureusement, même avec booking ou Airbnb, il est difficile de pouvoir trouver ce type d’endroit sur photo. Il faut y être et ressentir le lieu. Mes conseils seraient de trouver un endroit isolé dans la nature. Je n’irai pas jusqu’à vous dire de trouver un endroit sans wifi et téléphone. Personnellement, mes choix sont assez classiques : la montagne pour la neige l’hiver et une chambre avec vue sur l’océan au printemps. Même en Australie. Mais à l’envers avec juillet pour la neige. 

En tout cas vous devez savoir à l’avance où vous allez. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les aficionados du creative break, comme Bill Gates par exemple, choisissent d’aller au même endroit. 

 

Donnez-vous un objectif

C’est la base du fonctionnement de la créativité. Souhaitez-vous résoudre un problème? Répondre à une question ? Ou élargir vos horizons ?

Les différents objectifs de mes creative break ont été par exemple de:

  • passer de l’intergénérationnel à l’innovation. 
  • me remettre d’un burnout post écriture.
  • trouver des sujets d’articles pour mes blogs
  • identifier des sujets de vidéos pour mes chaines youtubes
  • sélectionner des sujets d’ouvrages à écrire en français et anglais
  • débloquer mon syndrome de la page blanche pour terminer une série d’article 
  • me lancer dans l’écriture d’un livre auquel mon activité quotidienne m’empêchait de penser 

Comme vous le voyez j’ai fait des creative break pour 2 raisons principales : résoudre un problème ou imaginer l’avenir. 

Apportez du matériel créatif 

Idéalement vous devez avoir déjà identifié les ressources nécessaires  à votre creative break. Rappelez-vous, il s’agit d’une semaine d’inspiration, pas d’une semaine de recherche. 

Lorsque je pars durant cette semaine créative, je dispose de 2 sources d’inspiration et d’un carnet.

Les sources d’inspiration sont d’abord les notes Evernote que j’ai collecté entre deux creative break. J’ai un notebook spécifique appelé « Idées » que j’utilise pour mettre les articles et idées qui ne me sont pas utiles immédiatement.

Pour le carnet, il s’agit évidemment d’un Moleskine. Depuis leur renouveau en 2003, j’en ai rempli des dizaines. Je les utilise pour griffonner mes idées, faire les plans de mes articles ou y lister mes to-do-lists. 

Planifiez des activités complémentaires

Évidemment, être créatif ne signifie pas de se lever pour aller s’assoir à un bureau et y passer toute la journée. Il ne s’agit pas non plus de lire dans un canapé ou de passer ses journées à se promener. Il faut un juste équilibre. Prévoyez de vous prendre du temps pour faire de l’exercice, méditer ou pratiquer du yoga. 

Mettez un plan à exécution

Votre creative break doit-être utile et constructif ! Il ne s’agit pas de rajouter de nouvelles idées aux idées que vous avez déjà sans jamais les concrétiser.

Pour cela, passez la dernière demi-journée de votre creative break à prioriser vos idées, à lister les obstacles et risque d’échecs. Puis, à écrire un plan étape par étape de la façon dont vous allez mettre ces idées en place. Vous pouvez aller jusqu’à vous donner un délai de réalisation pour chaque idée. 

La salle de créativité Big Stache Room

La salle de créativité Big Stache Room

salle de créativité. Pour ce second « Innovation Expérience » qui analyse les grands sujets liés à l’innovation, je rends visite à Thierry Croix, co-fondateur de gotonextlevels ou G2LN, agence digitale spécialisée dans l’expérience salarié.
Je me suis donc rendu dans la banlieue sud de Bruxelles – à Rhode Saint-Genèse – pour visiter leur salle de créativité « la Big Stache Room » et poser quelques questions à Thierry sur les étapes à passer pour créer une salle comme celle-ci.

La big stache room, la salle de créativité belge

Les 6 chapeaux de la créativité d’Edward de Bono

Les 6 chapeaux de la créativité d’Edward de Bono

Le best-seller de Edward de bono vient d’être réédité pour la 13e fois par les éditions Eyrolles
 
Edward de bono est un psychologue absolument incontournable sur le sujet de la créativité pour sa formulation de la pensée latérale en 1967 et bien sur ses « 6 chapeaux de la pensée » publiés en 1985.
 
La version des éditions Eyrolles est une traduction fidèle de la version de 85 en plus aérée. Il manque simplement dans la version française l’avertissement que le chapeau noir n’est pas seulement le chapeau du pessimisme mais le chapeau le plus important des six car il permet d’ancrer ses idées dans la réalité.
 
Ne vous arrêtez pas au texte, et donc aux exemples, qui datent un peu, notamment quand il cite Kodak ou un ami à lui Ron Barbaro, président d’une compagnie d’assurance, parti à la retraite dans les années 90. 

Les 6 chapeaux, pour mémoire 

 
Blanc: Neutre et objectif : Quels sont les faits dons nous disposons ?
Nous avons perdu 35% de parts de marché
 
Rouge: Le point de vue émotionnel : Que ressentez vous ?
Notre produit est médiocre comparé à celui des concurrents
 
Noir : Risques et faiblesse d’une idée : Quels sont les risques ?
Si nous améliorons notre produit, les frais de fabrication vont augmenter
 
Jaune : Logique et optimisme : Quels sont les avantages et inconvénients ?
En augmentant la qualité nous augmenterons nos prix 
 
Vert : Créativité et nouvelles idées : Quelles sont les solutions possibles, y compris les plus farfelues ?
Et si nous louions nos produit plutôt que de les vendre
 
Bleu : Réflexion et plan d’action : Comment organiser la mise en oeuvre de la solution?
Externalisons la fabrication pour alléger nos frais de structures
 
En résumé, ce livre est un incontournable de la créativité,  vous devez le posséder comme un dico ou un Bescherelle
 
Il est publié aux éditions eyrolles pour 20€ en papier, 14€ en numérique 

Comment utiliser les 6 chapeaux ?

> Cette méthode peut-être utilisée seule. Dans ce cas, utilisez-la comme un parcours cohérent qui commence au chapeau blanc (faits) jusqu’au chapeau bleu (réalisation). Vous vous concentrerez ainsi sur une seule facette de la créativité à la fois.
 
> En équipe de 6, vos demandez à chaque membre du groupe de personnifier un chapeau particulier. Vous faites ensuite tourner les chapeaux toutes les 5 ou 10 minutes.
 
> En brainstorming, si vous jugez que l’un des membres est trop négatif (noir) ou factuel (blanc) ou émotionnel (rouge) etc,  demandez lui de prendre un autre chapeau pour l’aider à changer de point de vue.
 

Téléchargez la méthode

les 6 chapeaux de bono glukoze.001
Créatif ou Productif ?

Créatif ou Productif ?

1er jour de ma première « Retraite productive » de l’année dans une chambre d’hotel de Ouistreham. Oui, d’habitude je suis à Sidney, Oahu, Tokyo ou Cape Town. Cette année je suis à Ouistreham. Tout est fermé, il fait froid, rien d’autre à faire que réfléchir. L’Idéal. 

Objectif : ne pas sortir de l’hotel pendant 3 jours et ME CONCENTRER !

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Je suis ici pour me « remettre » en production sur l’écriture de ma nouvelle chaine Youtube sur l’innovation « No one is innovant » que j’espère inaugurer la semaine prochaine.

Ou la semaine d’après.

Ou celle d’après.

En tout cas avant de lancer une  chaine senior. Pensée à sa famille, Peter est décédé 2 jours après sa dernière vidéo.  

Disparitions

Cette « retraite » fait partie des 3 « disparitions » que je me réserve par an :

1> Les creative Breaks qui marquent la fin d’un cycle créatif. Souvent à l’étranger, séjour d’une semaine maximum avec 3 livres et pas d’ordinateur. Voir la vidéo à ce sujet

2> Les retraites productives qui marquent le lancement d’un nouveau projet ou une activité précise à terminer : Un livre, une série d’articles, des vidéos. Bref, se bloquer du temps loin du bureau et produire pour produire.

3> Les reboots, plus sportifs et qui se déroulent pendant une semaine  dans la saison opposée à celle où se trouve la France à ce moment là. Hiver en France > Australie pour l’été, été en France > Australie pour l’été. Ah, tiens, j’avais pas remarqué…

Ces 3 retraites particulières ne sont pas déclenchées par un calendrier mais par la conscientisation d’un épuisement créatif. Celui-ci se traduisant par de la fatigue, une déprime, une remise en cause, l’impossibilité de rester devant un ordinateur, et donc de produire quoi que ce soit. Vous êtes vidé et vous le sentez.

Il semble que Bill Gates fasse un mix des 1 et 2. J’ai trouvé l’info en cherchant Bill Gates + Cheese Sandwich sur Google. Ce qui m’a mené Ici et surtout . Il appelle ça les « Think Weeks » et pendant une semaine, il cherche des tendances et mange des… .

Alors bon, les escapades c’est bien sympa mais il est temps de repenser le temps dépensé entre chacune de ces disparitions volontaires .

Je vois 2 possibilités. S’il y en a 3 vos commentaires sont les bienvenus.

1 – Suivre une méthode

J’entends par là et dans le désordre :

  1. Ecouter les 150 heures (and counting) de Podcast de Tim Fucking Ferris qui déconstruit les pratiques des « meilleurs » pour comprendre les sources de leur productivité, créativité et toussa.
  2. Acheter les produits et ustensiles que les uns et les autres utilisent pour améliorer leur prod (Voir Kit.com).
  3. Adopter le style de vie d’un autre à base de méditation le matin après une séance de sport, 15 minutes dans une baignoire pleine de glace et de la protéine comme s’il en pleuvait.
  4. S’inspirer de témoignages « connus » de Henri Ford (99% de transpiration), Einstein ou – pour faire moins tarte à la crème – celui de Bruce Allen (professeur à l’institut Max Planck) qui aime se remémorer ce que lui a un jour dit Stephen Hawking pour expliquer pourquoi il ne quittait jamais son travail après 18h00 :

“Bruce, voici un conseil : Le problème avec la physique est que la plupart des temps on ne fait aucune avancée dans nos projets. C’est pourquoi il faut faire d’autres choses :écouter de la musique, rencontre des amis. Il y a une exception à cette règle : Si vous trouvez une solution à un problème donné, vous travaillez 24 heres sur 24 et oubliez tous le reste jusqu’à avoir résolu le problème entièrement.”

Question, est-ce que ça marche si vous ne vous appelez pas Bruce ?

2 – Inventer sa méthode

Monter sur l’épaule des géants comes disait l’autre (Pour info : nanos gigantum humeris insidentes) et adapter son propre modèle.

Je tâtonne mais je pressens qu’il y a un sens pour prendre le truc par le bon bout de la raison (oui, comme disait encore un autre)

  1. Identifier ses besoins physiologiques (sommeil) et périodes habituelles de concentration (Matin et soir, ça va être pratique).
  2. Planifier ce qui doit être fait en créant une to-do-list. C’est de l’anglais mais c’est d’abord une pratique aussi ancienne que l’antiquité. Sauf que dans l’antiquité ils ne notaient pas, ils utilisaient leur mémoire. eux.
  3. Retrouver les méthodes qui existent ou les réinventer pour apprendre, se concentrer, produire écrire, etc.
  4. Faire rentrer 3. dans 2. et 2. dans 1

En tout cas, ne jamais être occupé pour le plaisir d’être occupé ! Ce n’est pas de la productivité mais de la procrastination déguisée.

Et là je réalise que j’ai une video sur la procrastination dont je procrastine le tournage.

A suivre…

Créateur ou perroquet ?

Créateur ou perroquet ?

Il est grand temps de quitter les réseaux sociaux…Sérieusement et rapidement !

Ce n’est pas une réflexion que je suis seul à avoir. C’est dans l’air depuis un moment et les groupes « Quittons Facebook » existent depuis au moins aussi longtemps que le réseau social lui-même.

Mais comme ceux qui se sont posé la question avant moi… vais-je être capable de passer le cap ? J’ai déjà effacé plusieurs fois l’application de mon smartphone – parfois pendant plusieurs semaines – mais à chaque fois, tel un alcoolique dans une cave bordelaise, j’y retourne.  Qu’ai-je manqué pendant mon absence ? A qu’elle soirée n’ai-je pas été invité ?

Je suis conscient que je ne peux pas être pris au sérieux tant que je ne clique pas là  sur e lien « Deactivate your account« . Vos note au passage qu’il ne s’git pas d’un bouton mais d’un simple lien…

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On est bien dans sa bulle

Je suis pourtant conscient que Facebook nous enferme dans une bulle bien douillette dans laquelle nous restons entre-nous. Loin des barbares, étrangers ou supporters de Trump, Macron ou Valls (rayez la mention inutile). Une bulle dans laquelle nous ne recevons plus de nouvelles de la part de ceux qui ne pensent pas comme nous.

Et pour le coup, me concernant en tout cas, ce n’est pas Facebook qui a fait cette sélection : c’est bien moi qui sélectionné.

Bye bye les Vegans-facistes, les activistes-anti-fourrure, les hippie-du-solidaire, les chauvins-régionaux (souvent de Strasbourg, j’ignore pourquoi), les étrangers qui ne publient ni en français  ni en anglais et les égomaniaques qui croient encore au personnel-branding (je vous donne pas les noms, mais vous n’avez qu’à me demander).

Cette bulle que Facebook a construit autour de nous utilise plusieurs stratagèmes issus de la « gamification » pour nous mettre en état de dépendance :

  • Les pastilles nous indiquant qu’un message nous attend. C’est noël dans notre cerveau à coup de Dopamine à chaque notification?
  • L’absence de pouce vers bas (contrairement à Youtube) pour ne pas risquer de nous faire rendre conscience que ce que nous partageons emmerde les autres.
  • Le nombre de likes sur nos publications que l’on espère voir augmenter. En dessous de 10 likes dans une heure, j’efface ma publication !
  • Les images amusantes partagées par nos contacts les plus rigolos, featuring Thierry Croix et Franky Charras.

Urgent

Il y plusieurs raisons pour mettre un caractère d’urgence à cette décision qu’il faudra prendre une bonne fois pour toute  :

La perte de temps. Raison la plus évidente. Que serais-je en train d’accomplir si je n’étais pas en train de parcourir ma timeline pour la 10 ème fois depuis ce matin (il est 098h30). Un article qui fera date ? Terminer un chapitre de mon prochain bouquin ? Prendre des cours de grammaire et d’orthographe ? Ou regarder les épisode en retard de « The OA » ou de « Games of Thrones »?

Le ramollissement du bulbe. Je pense être devenu une épave mentale. Je mesure ça au temps passé entre la perception de l’ennui dans une file d’attente et la sortie de mon smartphone pour cliquer sur Facebook (ou Twitter lors des périodes où j’avais viré Facebook).

La perte de créativité. Parce que Facebook c’est d’abord un magasin. Et dans ce magasin il y a 2 camps : ceux qui créent du contenu (ciselé pour capter votre « engagement ») et ceux qui le consomme. Facebook est un magasin dans lequel les marques viennent avec leur placards publicitaires cous manipuler à acheter des produits. Des produits qui valent en moyenne 11€. Des produits que toute marque peut sélectionner très finement : « Donnez-moi 1000 gays, votant à droite, barbus et célibataires s’il vous plait, c’est pour vendre des rasoirs. Ah, et pendant que vous y êtes mettez-moi aussi 10 000 filles vivant en Franche-Comté qui ont liké Rihanna dans les 3 mois, c’est pour une campagne Kickstarter. Et ce sera pour emporter.

Et concernant ces produits, vous avez déjà compris de qui je parle !

Que fait la créativité là-dedans ? Simple, pendant que vous consommez le contenu des autres partagé, par vos amis-zombies, vous resterez des rouages uniquement utiles à maintenir le système.  

Une fois hors de Facebook que va-t’il se passer ?

A mon avis, pas grand chose en fait si je peux utiliser ma petite expérience. Vous allez réaliser que :

  1. Vos amis continueront de vous envoyer des SMS s’ils veulent que vous veniez à leur soirée. Si ce n’est pas le cas c’est que vous ne leur avez pas donné de nouvelles depuis longtemps ou que ce n’étaient que des amis Facebook.
  2. Vous devrez donner des explications à ceux qui penseront que vous les avez « unfriendé » ou « désamifié ». Et qui l’auront mal pris, riche occasion d’interactions passionnées.
  3. Votre téléphone va redevenir un téléphone. Et un téléphone c’est chiant quand vous n’avez à l’utiliser que pour téléphoner.
  4. Vous n’allez pas faire de report sur autre chose. Comme le téléphone, errer sur internet peut devenir très emmerdant au bout d’un moment.
  5. Les réseaux sociaux ne vous rendent pas plus compétent(e)s ou de meilleures personnes. Uniquement des prisonniers volontaires.
  6. Qu’il y a d’autres sources de divertissements, seul ou à plusieurs. 
  7. Que vous allez reprendre le contrôle de votre attention, intensité et productivité… les aptitudes les plus importantes dans l’économie d’aujourd’hui.
  8. Que votre marque personnelle se construit sur la production de contenu utile et pas en répétant ou curatant, curant,  bref en étant le curateur de la production d’autrui.
  9.  Que vous pourriez  redevenir un être humain comme l’écrit Andrew Sullivan…

 

2017. Créer de la valeur et arrêter de Retweeter, liker et partager le contenu des autres.