Bloggeur depuis 2005, je m’étais bien juré de ne jamais avoir de site à mon nom au delà d’un CV. Par discrétion, par crainte de trop m‘exposer, par peur de perdre l’inspiration,…

Je dois bien avouer que mon avis est très partagé sur ceux qui utilisent leur nom comme raison sociale.

Sans faire de demi-mesure, je pensais jusqu’à très récemment que ceux qui lancaient leur site en mettant leur nom en avant (et qui ne sont ni transporteur routier, ni déménageur) étaient au choix :

  • Des experts reconnus et respectés ayant vendus des millions de bouquins.
  • De pseudos gourous à l’égo démesuré en quête de reconnaissance.

Bon, l’un n’empêche pas l’autre en fait.

Mais voilà, les shifters, auteurs et conférenciers reconnus, n’utilisent pas leur site pour ne faire que de l’autopromotion.Ils offrent à leurs lecteurs du contenu original permettant de dépasser leur livre ou approfondir leurs propos. Ils nous offrent leurs idées pour nous guider, nous inspirer et nous aider à construire un raisonnement sur les sujets où ils sont pionniers.

Quitte à mettre mon nom en avant, je ne suis pas allé jusqu’à mettre ma photo en haut de la première page. Comme vous le verrez, il y a une chaise vide en bas à droite et il y a plusieurs raisons à cela :

La première est que je ne suis pas un expert. Mon rôle est d’ouvrir des fenêtres, de montrer des perspectives et d’indiquer des directions, pas d’éblouir qui que ce soit de mon savoir. C’est ce que je précise toujours au début de mes interventions. Je ne commence d’ailleurs jamais de conférence en étant sur scène. Je laisse toujours la chaise vide !

La seconde raison d’avoir choisi précisément cette chaise tient à son style. Il s’agit  d’une chaise « tulipe » dessinée en 1956 par Saarinen et éditée par Knoll pour représenter le « Shift ». En fait cette chaise est le premier élément de mobilier utilisant de l’aluminium. Un matériaux alors utilisé pour l’aéronautique ! Comme quoi, une tendance peut aussi resurgir du passé… Bon, et aussi parce qu’en ce moment je suis en train de me faire un trip mobilier 70’s.

L’événement qui m’a vraiment décidé à mettre la tête à la fenêtre a été cette retraite de 2 jours (à Issy les Moulineaux, pas au sommet d’une montagne tibétaine) avec Béatrice Cuvelier. Deux jours à réfléchir sur mon positionnement maintenant que mon concept de culture Y fait parti du langage commun, même s’il est souvent mal interprété.

L’idée de ce site est de :

  • Créer une plateforme d’échanges avec ceux qui travaillent sur les mêmes sujets. Il n’y a plus de gourous, ni d’experts, que des personnes en conversation avec d’autres.
  • Créer une relation avec mes clients, lecteurs et étudiants.
  • Montrer ma différence et la vision du monde qui m’anime depuis mes premières missions.
  • Me distancier ou me « déspécialiser » de la Génération Y qui n’est qu’un paradigme parmi d’autres dans les changements auxquels les entreprises doivent faire face.
  • Revenir vers mon vrai métier de « Consultant en Innovation RH »ou « Architecte des organisations ». Oui, je sais, qu’est ce qu’il faut pas inventer pour être sur la première page de Google.
  • Tester le concept avant de lancer le site en Australie / UK

Pour finir, ma motivation n’est donc pas de me mettre en avant ou être reconnu dans la rue (je bosse dans les RH, on me jetterait des pierres) mais de partager une vision.

Alors, si vous passez à Paris, envoyez moi un email, prenons un café. Echangeons sur le sujet de votre choix, connaissons-nous…et changeons le monde, une entreprise à la fois.

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