Innovation Weekly 10 – Licornes 2017, Jawbone, Juicero, Kodak et Gopro

> La licorne de l’année : Toutiao
> Le déclassement de l’année : The honest company
> Ils nous ont quittés : Jawbone, Yik Yak, Juicero,
> Quel point commun entre les moniteurs pour bébé et les sex toys connectés ?
> Ils nous ont déçus : Kodak, Gopro,
> Retour sur le Samsung S8
> Le Bitcoin
> Et bien sur les bonnes résolutions à la con

Numéro spécial fin d’année 

Nous sommes à une semaine bizarre car autant d’articles paraissent pour proposer une rétrospective de l’année passée que pour présenter les tendances 2018.
Je vous propose de faire de même et de commencer par un retour sur les événements importants pour l’innovation de l’année passée.

GAFA


Les Licornes 2017

57 entreprises ont rejoint le club des licornes en 2017. Pour les néophytes, une licorne dans le jargon tech, est une entreprise qui dépasse une valorisation de 1 milliard de dollars.  C’est peut-être moins que les 81 nouvelles licornes de 2015, mais cela nous amène à fin 2017 à 227 licornes.
A noter que 50% de ces startups proposent des services liés aux techno de l’information et logiciels et que 7 des 10 premières licornes sont Chinoises.
Notons que malheureusement, seulement 4 startups sur 57 ont une femme comme fondatrice !
C’est l’aggrégateur de contenu Toutiao qui détient la plus forte évaluation avec $20 milliards pour un revenu 20197 de $900 millions et plusieurs levées dont le montant atteint $3 milliards et qui a racheté musicaly pour 800 millions en 2017 après avoir tenté d’acheter Reddit en 2016.
Parmi les entreprises qui perdent leur statut de licorne : Shazam acquise par Apple pour 400 millions et amazon a racheté son clone du monde arabe Souq.
Les seuls noms un peu connu du grand public sont Deliveroo et Quora qui sont en queue de peloton à environ $2 milliards et $1,7 milliard de « valo ».
Enfin, à noter que l’évaluation de « the honest company« , entreprise fondée par l’actrice jessica alba est sorti du classement à cause d’une valorisation en baisse suite à des poursuites pour notamment – mais pas que – publicité mensongère.
Leur réaction a été mal jugée par le marché : Plutôt que de faire une enquête et éventuellement amende honorable, l’entreprise a préféré dénier les accusations à la manière d’Elisabeth Holmes. Je développerai son histoire dans un prochain numéro d’innovation autopsy bientôt en ligne.
Bref, son plan de levé de fond de 2016 s’est évaporé et Unilever a changé ses plans de rachat pour reprendre le concurrent Seventh Generation.
En tout cas, prenez note, pas bonne idée de s’appeler honnête si vous ne l’êtes pas.

Ils nous on quitté en 2017 

Les startups qui ont fermé en 2017 :
> Les spectacles – les lunettes de snapchat
> Yik Yak. La plateforme sociale qui permettait de rester anonyme  et dont la valorisation avait atteint 400 millions a fermé en avril après avoir été le centre de plusieurs affaire de harcèlement et avoir du mal à garder ses utilisateurs lui préférant Snapshat ou instagram.
> Jawbone qui a tiré sa révérence en Juillet. Valorisée 3 milliards pendant un moment – oui une licorne mesdames et messieurs – le pionniers des objets connecté avec son bracelet podomètre et ses enceintes bluetooth qui a vécu pas mal de problèmes de qualité et des coûts de justice exorbitant dans une poursuite sans fin contre  son concurrent Fitbit accusé de vol de secret industriel après avoir recruté d’anciens salariés. L’entreprise a pivoté depuis et propose désormais du matériel et des logiciels médicaux.
En même temps, Fitbit aussi a du mal. Après tout même Nike a jeté le gant avec son bracelet connecté ! Le marché que ABI research avait prévu être de 485 millions d’objets connectés portables vendus par an dans le monde  à fin 2017 n’a atteint « que »  310 millions en 2017. Le marché est notamment porté par les montres connectées.
Selon moi 2 choses empêchent une progression plus rapide de ce marché :
1 La peur des ondes trop près du corps/cerveau. Nous attendons toujours une enquête irréfutable, rassurante et connue du grand public sur le sujet;
2 Nous attendons aussi  un produit «must have» dont l’utilité serait vraiment prouvée, pas l’apple watch donc.
> Juicero en septembre. L’entreprise a annoncé sa cessation d’activité alors que Doug Evans son fondateur était à Burning Man. L’entreprise qui avait  levé 118 millions de dollars d’investissements en 2013 pour concevoir et construire une machine presseur de jus … 3 ans plus tard….3 ans….pour un presseur de jus… Cette machine  que Doug Evans présentait aux investisseur comme capable de soulever 2 teslas (la voiture, pas l’inventeur) s’est finalement avérée inutile puisque les poches à jus vendues avec la machine pouvaient être pressée à la main !
>Et bien sur Storify mais nous en avons parlé dans le dernier InnovationWeekly

Les objets connectés pour enfant 

2017 a confirmé que un internet des objects non régulé à destination des enfants est une très mauvaise idée. Des chaines pour enfants ou n’importe qui peut publier des vidéos l’est aussi – n’est-ce pas youtube
En Février, l’Allemagne et la Norvège ont interdit la vente de My friend cayla, une poupée connectée mi google home / mi siri,  facilement piratable par des hackers qui « auraient » alors pu parler avec les enfants.
Le pire a sans doute été le moniteur pour bébé Aristotle de Mattel, ce Alexa pour enfant. Développé en partenariat avec Microsoft, le moniteur filmait et enregistrait les enfants via une connexion à internet. De quoi rendre un peu nerveux pas mal de parents.
Bon, je ne devrais pas mettre ça dans la même rubrique pourtant les sujets sont liés : Les objets connectés pour adultes aussi ont montré leurs limites !
Nous apprenions en mars que We-vibe le masseur de visage – selon la Redoute – enregistrait les habitude de jeu de ses utilisatrices  et pouvant être piraté facilement pouvait être commandé par quelqu’un d’autre que l’utilisatrice ou son camarade de jeu.
Ensuite, en Novembre on apprenait que la manette – appelons ça une manette – lovesense enregistrait 6 minutes d’audio pendant son utilisation.

Le grand retour de Kodak…ou pas

On y a cru et puis non. Après avoir vendu pour 500 milliard de dollars de brevets pour se renflouer, la marque a tenté un retour à la Rocky Balboa – qui s’est terminé en retour de Bjon Borg – avec le Kodak Ektra (en homage aux péliculle ektachrome).
Il s’agissait d’un smartphone couplé à un appareil photo de 21 megapixels (les smartphones les plus récents comme l’iphone X sont limités à 12 MP).
Mais « pouf » la conception du téléphone etait mauvaise, le capteur pas terrible, l’OS Android dépassé et en plus…les photos obtenues n’étaient pas terrible…le comble.

A suivre car ils pourraient nous quitter prochainement


Gopro

La société dont l’action valait à son lancement 96$ a fait une chute libre (qui n’a pas été filmée) pour passer sous les 8% depuis mars 2017.
Après une offre publique initiale incroyable qui a valu en 2014 un article dans Forbes comparant le fondateur de Gopro, Nick Woodman, comme digne successeur de Steve Jobs – ce qui semble être une malédiction car ceux qui sont comparé à Jobs font souvent faillite assez rapidement…
Mais depuis 2 ans c’est le drame : produits bâclés, comme le drone Karma dont la batterie cessait de fonctionner pendant le vol. Le produit qui devait marquer le renouveau de la marque cessait de fonctionner en vol. On apprendra plus tard que c’était simplement à cause d’un fixation en plastique.
Les choses ont commencé à se gâter mi-2015 avec notamment la sortie du Hero4 Session. Un cube waterproof noir sans écran avec un seul boutton vendu 399 dollars. Le même prix que la hero4silver bien mieux équipée.
Pour Woodman ce prix s’expliquait parce que selon lui la Hero4 Session était la gopro ultime ! Ben voyons.
Quitte à faire une connerie autant la faire jusqu’au bout, il s’est aussi dit que son produit était tellement génial qu’il allait devenir viral par lui-même et n’aurait donc pas besoin de marketing ! Les Gopro se vendent comme des petits pains de toute façon, n’est-ce pas ?
Je la fais cours mais 2 mois plus tard le prix de la caméra a chuté de 100$ et d’encore 100 dollars juste avant avant Noel.
Depuis l’entreprise est revenu en mode Innovation continue « pépère » en perfectionnant ses produits existants et en prenant le temps de peaufiner une nouvelle caméra haut de gamme appelée fusion qui permet de choisir son angle de vue après le tournage alors que de leurs cotés les concurrents fourbissent leurs armes comme par exemple Google clips.

A suivre 


Le Bitcoin

Sa valeur a été multiplié par 15 en 2017, ce qui a bien sur motivé les banquiers – tu m’étonnes – et des prix Nobel de prévenir du risque d’une bulle. Ils ont été rapidement rejoints par les concernés par l’environnement vu l’impact énergétique du minage de Bitcoin
regardons rapidement la progression ; 1000 euros en février, 2000 en mai, 5000 fin septembre…et là tout s’accélère…10 000 euros § semaines plus tard avant de frôler les 17000 euros le 16 décembre pour perdre 30% de sa valeur et atterrir à 12 000 euros le jour de noel – qui cette année je vous le rappelle était le 25 décembre.
il faut savoir que 1 000 personnes détiennent 40 % du stock de Bitcoin et qu’il suffit que quelques une d’entres elles vendent pour déstabiliser le cours.
En ce moment il y a 2 camps : ceux qui regrettent de ne pas en avoir acheté – ou pire qui en ont eu mais s’en sont séparés – alors que d’autres ont été refroidi par la faillite de la plateforme coréenne de crypto-monnaie youbit le 19 décembre à cause d’un piratage qui leur a couté 17% de leurs actifs.
retour à la réalité, les cryptomonnaie ne peuvent pas être falsifiées mais les porte-monnaies qui les contiennent peuvent être volés ! Ah, et aussi, la SEC – l’autorité des marchés financiers – à suspendu la cotation de Crypto une plateforme US pour manipulation de cours. N’oubilez pas non plus que l’algorithem limite à 21 millions le nombre de bitcoins en circulation – nous approchons les 17 millions à fin décembre 2017.
Quel est le cours que le bitcoin atteindra en 2018 ? 
1> Le cap des 20.000 à 25.000 dollars semble atteignable, après une correction vers 17.000 la semaine de Noël. Certains observateurs optimistes voient déjà le Bitcoin à 50.000 ou 100.000 dollars.
2> dans quelle mesure une intervention du régulateur pourrait influencer cela ? En septembre 2017, Pékin a fait plonger le cours du bitcoin en annonçant l’interdiction des ICO (Initial coin offerings). Mais les investisseurs pourraient aussi commencer à intégrer dans le cours la possibilité de plus d’interventionnisme.

VUCA – Volatilité, Incertitude, Complexité et Ambiguité

Si il y a bien quelque chose que je n’aime pas dans le monde du management, ce sont les acronymes simplistes pour managers (parfois) fainéants.
Prenez au hasard les 3C, les 4P, les 5W, les 6D de la disruption…et encore, je ne vous parle pas des SMART, SCAMPER, SWOT, GTAC ou WIIFM..
Pourtant, il y a un acronyme qui contient des sujets si complexes que je n’en ai toujours pas touché le fond : VUCA
VUCA pour Volatilité, Incertitude (Uncertainty), Complexité et Ambiguité.
Ce que j’apprécie dans cet acronyme est  qu’il s’agit d’une grille de lecture et non pas d’une liste d’une solutions à suivre !
Cet acronyme beaucoup plus populaire dans le monde anglophone qu’en France m’aide à illustrer mes réussites…et échecs.

Australie : VUCA m’a porté

Commençons avec l’Australie où je dirigeais une entreprise de recrutement et de conseil en engagement salarié et en expérience candidat.
J’ai surfé – jeu de mot – sur ce concept sans le savoir…
Volatilité : Sur la période qui me concerne, le gouvernement australien a investi dans ses infrastructures ferroviaires et routières en même temps que la 3G se déployait dans le pays, créant ainsi une accélération du nombre d’offres d’emplois jamais vue.
Incertitude : En tant qu’employeur, je me suis retrouvé dans une situation étrange : J’étais plus inquiet de trouver les bras dont nous avions besoin pour répondre à nos clients que de trouver des clients.
Complexité : Tout le monde utilisait les mêmes sites de recrutement en postant les mêmes annonces. Comment se distinguer ?  Ma réponse à été de m’inspirer d’un secteur qui avait 5 ans d’avance sur ce sujet  : les sites de rencontre. Pourquoi ne pas recruter comme une rencontre et se pencher d’avantage sur les valeurs partagées que sur les compétences ? C’est sans doute banal aujourd’hui mais révolutionnaire en 2005.
Ambiguité : Premier paradoxe : Chercher à résoudre le problème de recrutement de mes clients alors que je vivais le même problème. Autre ambiguïté : Avoir un taux de chômage élevé tout en ayant de nombreuses pénuries de candidats. Enfin, dernier paradoxe parmi plein d’autres :  l’incompréhension du « déjà fait avant » : d’un coté des candidats qui veulent changer d’emploi et de carrière, de l’autre des entreprises qui cherchent des candidats qui on déjà fait la même chose, pas des gens qui veulent faire autre chose !

France : VUCA m’a tué

De retour en France, j’ai retrouvé VUCA dans l’activité de compétition automobile dans laquelle je me suis impliqué…mais cette fois-ci à ma défaveur…
Volatilité : Je n’ai pas vu venir la dégradation rapide de l’image du 4X4 auprès du grand-public, ni du désintérêt pour le Dakar par les concurrents.
Incertitude : 60% de nos clients étaient proches de la retraite. Allaient ils continuer les courses ? Et avec l’arrivée de la crise de 2008, les marques allaient-elles encore sponsoriser des écuries ? Avec le recul c’est facile : NON.
Complexité : Que faire quand la situation économique se degrade et en même temps que nos clients s’en vont ou perdent leur intérêt pour les courses automobile ? #disruption
Ambiguité  : Un 4X4 par sa durée de vie pollue moins qu’une voiture que l’on remplace tous les 100 000 km. Oui, même une voiture électrique qui ne fait que déplacer la pollution. Allez expliquer ça à un parisien…
Nous avons essayé de répondre à cette situation en créant notre propre véhicule. Malheureusement, c’était sans doute trop tard et notre proto a été détruit au bout de 2 jours de course par un pilote imprudent. #dépôtdebilanàtrèscourteéchéance…
Si VUCA  est utilisé depuis les années 50, il n’a été popularisé qu’à partir de 1998 dans la 3e édition d’un livre intitulé « Strategic Leadership Primer » écrit par le Colonel Stephen J. Gerras, un professeur en économie comportementale à l’école de guerre américaine, pour aider les cadets à comprendre les changements sur le champ de bataille
VUCA – l’ordre est important vous allez voir pourquoi – est aujourd’hui utilisé pour introduire les transformations technologiques, économiques et sociales et essayer de donner un sens au monde actuel depuis ce que Time Magazine a appelé « la décade de l’enfer » que je préfère appeler « le nouveau normal » dans lequel un trentenaire est à l’Elysée, on change de sexe à partir de 6 ans, les papes démissionnent et les grands mères se déplacent en trottinette.

Conférence : le contexte avant tout !

 

Avant de vous lancer à corps perdu dans la création de vos slides – parce que vous n’imaginez pas d’autre façon de faire une intervention* – sachez qu’il y a plusieurs façons de présenter et que cela dépend du contexte de votre audience.

* ce qui démontre sans doute une certain manque de confiance en vous…

1 – Apprendre

Vous avez face à vous une audience qui cherche à apprendre ce que vous savez-faire, qui souhaite pouvoir utiliser la méthode que vous avez développé, la pratique que vous avez à partager, la démarche que vous … bref vous avez compris.

Mon habitude pour être sur de ne pas tomber à coté du sujet est simple : Faire travailler l’audience avant et pendant l’intervention !

Pour cela je leur demande de collecter les questions qu’ils peuvent avoir. Ce qui permet d’identifier le niveau de maturité de l’audience et d’adapter son speech de départ (qui donne un peu de contexte au début) et savoir comment me présenter (toujours adapter votre présentation à l’auditoire, n’oubliez jamais : légitimité = crédibilité)

Ensuite c’est simple, cela s’appelle un Q&A ! Je sais que c’est l’exercice le plus difficile de la profession mais c’est aussi le plus motivant : vous répondez à de vraies interrogations et ne faites pas défiler des slides jusqu’à épuisement de votre auditoire.

Par contre, le niveau de difficulté est ✭✭✭✭✭ car vous êtes sans aucun filet et il faudra parfois apprendre à dire « Je ne sais pas ».

2 – Subsidiaire 

Vous vous voyez en haut de l’affiche. Vous avez reçu la newsletter annonçant votre venue avec votre bio et votre bobine, votre biobine ? Vous pensez maintenant que vous allez être la star de la soirée.

Désolé pour vos chevilles mais dans ce contexte, vous n’êtes pas la star, vous êtes le moyen, voir l’outil.

L’objectif des organisateurs ici est d’avoir un maximum de monde à leur événement pour networker ensuite, présenter leur offre avant et montrer pendant qu’ils sont au top de ce qu’il se passe…puisqu’ils vous ont invité.

Certes, vous êtes sans doute connus, et dans ce cas « Good on you » comme nous disons en Australie. Vous avez donc été invité pour votre capacité à remplir la salle, votre expertise…à voir.

Maintenant, il y a de fortes chances que vous soyez le conférencier « à la mode » ou que plus simplement vous traitez d’un sujet dont on parle en ce moment. Alors ne vous emballez pas, c’est juste que votre heure est venue.

Le niveau de difficulté est de seulement ✭✭✭✭✭ car même si vous êtes nul cela donnera toujours un sujet de discussion pour le networking autour d’un verre qui aura lieu après votre intervention : « J’ai été déçu de cette intervention, qu’en pensez-vous Monsieur le préfet ?* ».

* « Les personnages et les situations de ce récit étant purement fictifs, toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite. »

3 – Inspiration

Cette fois-ci, vous ne serez pas invité pour votre technique mais pour votre capacité à raconter votre parcours, la façon dont vous avez dépassé les obstacles et surtout votre capacité à rendre l’audience concernée par votre histoire qui devra, en sortant de votre intervention, mener une action donnée : Défoncer la concurrence ou oser prendre un risque quelconque.

Ici, le plus important n’est pas de faire de beaux slides ! C’est de savoir utiliser les règles du storytelling comme notamment la progression dramatique pour transférer une certaine charge émotionnelle sur votre audience. Pour cela, vous devrez présenter votre appel à l’aventure et garder l’audience captivée jusqu’à la résolution finale.

Le niveau de difficulté est ✭✭✭✭✭ pour des raison de technicité et de préparation. Trouver les justes anecdotes et le lien qui relie votre expérience avec le vécu de l’audience peut-être très difficile.

4 – Apprendre

Ce contexte est simple : Un nouveau mot à la mode se propage (Blockchain), une nouvelle tendance se dégage (expérience virtuelle) et vous avez été identifié comme expert du sujet parce que :

  • vous êtes vraiment un expert sur le sujet (vous n’êtes pas à l’abri)
  • ou plus simplement parce que vous avez écrit un article sur ce sujet.

Ici, le niveau de difficulté est ✭✭✭✭ parce que vous êtes face à une audience qui ne connait pas le sujet. Vous pourriez raconter n’importe quoi et vous en sortir sans problème.

Je ne donne pas de nom mais j’ai déjà vu des conférenciers présenter un contenu intégralement pompé d’un article traduit d’un site américain en allant jusqu’à récupérer les photos de l’article.

Ce sont des conférenciers «Slideshare».

Si vous ne savez pas ce qu’est Slideshare et que vous invitez des intervenants, je vous propose d’aller voir. Vite !

Dans ce type de contexte je vous invite à rapidement apprendre à dessiner, ou à «dessinouiller» plutôt pour présenter votre sujet à votre public.

Alors bien sur ces contextes peuvent s’additionner, surtout le n°2 qui est compatible avec tous les autres….

Trouver un emploi à l’ère du Brand content

Conférence donnée devant des étudiants en design de dernière année.

1 – Mauvaise nouvelle, vous êtes « Y »

Oui, je sais, c’est pas de bol….

Plus sérieusement, identifiez les clichés dont vous êtes victime pour ne pas tomber dedans vous-même. Vous savez, les jeunes en retard, désengagés, opportunistes…

Lisez par exemple www.generationy20.com ou parcourez les titres des bouquins sur votre sujets sur Amazon pour vous faire une idée.

Vous allez rire.

Ou pas.

 2 – Soyez visible

Ne cherchez pas à rentrer dans ce que les américains appellent « The rat race ».

Vous pensez que répondre à une annonce à la meilleure façon de trouver un job ? Vous oubliez que peut être plusieurs de dizaines de personnes ont aussi postulé. Ayez plus de fierté que de vous réduire à une ligne de CV.

Vous pensez qu’envoyer une candidature spontanée va prouver votre motivation ? Euh, non en fait. Lisez ça sur RMSnews : 99% des candidatures spontanées terminent à la poubelle.

Il n’y a pas de secret. Il va falloir être créatif pour trouver votre « Océan bleu » de chercheur d’emploi.

Pour cela il devient primordial de développer la visibilité de votre travail (portfolio) et multiplier les rencontres avec des collaborateurs des entreprises qui vous intéressent (réseau).

Et donc, être intéressant et intéressé.

3 – Etre recruté

Chercher un job devrait toujours être un plan B !

Il y aujourd’hui bien d’autres possibilités pour apprendre et gagner sa vie que le salariat ! Le salariat était peut être dans le monde de vos parents, pas sur qu’il fasse partie du votre bien longtemps. Lisez l’article des échos sur le sujet « Et si le salariat disparaissait »

Votre CV, fait-il pitié ou envie ?

Si vous avez conçu votre CV avant 2010, il faut le repenser entièrement ! Il doit désormais être conçu en ayant les médias sociaux et les moteurs de recherche à l’esprit.

Détaillez chaque expérience en « Responsabilités », « Résultats », « Compétences utilisées », « savoir-être acquis ». Oui, votre CV va faire 4 pages, c’est ce que l’on appelle un « Résumé ».

Si vous êtes en Australie, envoyez-le tel quel. Si vous êtes en France, copiez-collez votre travail sur Linkedin avant d’en faire en un « résumé » (de ce « résumé, vous suivez ?) » que vous appellerez CV.

Et ne laissez personne vous souhaiter bonne chance pour votre recherche. La chance n’a rien à voir là-dedans !