Conférence : le contexte avant tout !

 

Avant de vous lancer à corps perdu dans la création de vos slides – parce que vous n’imaginez pas d’autre façon de faire une intervention* – sachez qu’il y a plusieurs façons de présenter et que cela dépend du contexte de votre audience.

* ce qui démontre sans doute une certain manque de confiance en vous…

1 – Apprendre

Vous avez face à vous une audience qui cherche à apprendre ce que vous savez-faire, qui souhaite pouvoir utiliser la méthode que vous avez développé, la pratique que vous avez à partager, la démarche que vous … bref vous avez compris.

Mon habitude pour être sur de ne pas tomber à coté du sujet est simple : Faire travailler l’audience avant et pendant l’intervention !

Pour cela je leur demande de collecter les questions qu’ils peuvent avoir. Ce qui permet d’identifier le niveau de maturité de l’audience et d’adapter son speech de départ (qui donne un peu de contexte au début) et savoir comment me présenter (toujours adapter votre présentation à l’auditoire, n’oubliez jamais : légitimité = crédibilité)

Ensuite c’est simple, cela s’appelle un Q&A ! Je sais que c’est l’exercice le plus difficile de la profession mais c’est aussi le plus motivant : vous répondez à de vraies interrogations et ne faites pas défiler des slides jusqu’à épuisement de votre auditoire.

Par contre, le niveau de difficulté est ✭✭✭✭✭ car vous êtes sans aucun filet et il faudra parfois apprendre à dire « Je ne sais pas ».

2 – Subsidiaire 

Vous vous voyez en haut de l’affiche. Vous avez reçu la newsletter annonçant votre venue avec votre bio et votre bobine, votre biobine ? Vous pensez maintenant que vous allez être la star de la soirée.

Désolé pour vos chevilles mais dans ce contexte, vous n’êtes pas la star, vous êtes le moyen, voir l’outil.

L’objectif des organisateurs ici est d’avoir un maximum de monde à leur événement pour networker ensuite, présenter leur offre avant et montrer pendant qu’ils sont au top de ce qu’il se passe…puisqu’ils vous ont invité.

Certes, vous êtes sans doute connus, et dans ce cas « Good on you » comme nous disons en Australie. Vous avez donc été invité pour votre capacité à remplir la salle, votre expertise…à voir.

Maintenant, il y a de fortes chances que vous soyez le conférencier « à la mode » ou que plus simplement vous traitez d’un sujet dont on parle en ce moment. Alors ne vous emballez pas, c’est juste que votre heure est venue.

Le niveau de difficulté est de seulement ✭✭✭✭✭ car même si vous êtes nul cela donnera toujours un sujet de discussion pour le networking autour d’un verre qui aura lieu après votre intervention : « J’ai été déçu de cette intervention, qu’en pensez-vous Monsieur le préfet ?* ».

* « Les personnages et les situations de ce récit étant purement fictifs, toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite. »

3 – Inspiration

Cette fois-ci, vous ne serez pas invité pour votre technique mais pour votre capacité à raconter votre parcours, la façon dont vous avez dépassé les obstacles et surtout votre capacité à rendre l’audience concernée par votre histoire qui devra, en sortant de votre intervention, mener une action donnée : Défoncer la concurrence ou oser prendre un risque quelconque.

Ici, le plus important n’est pas de faire de beaux slides ! C’est de savoir utiliser les règles du storytelling comme notamment la progression dramatique pour transférer une certaine charge émotionnelle sur votre audience. Pour cela, vous devrez présenter votre appel à l’aventure et garder l’audience captivée jusqu’à la résolution finale.

Le niveau de difficulté est ✭✭✭✭✭ pour des raison de technicité et de préparation. Trouver les justes anecdotes et le lien qui relie votre expérience avec le vécu de l’audience peut-être très difficile.

4 – Apprendre

Ce contexte est simple : Un nouveau mot à la mode se propage (Blockchain), une nouvelle tendance se dégage (expérience virtuelle) et vous avez été identifié comme expert du sujet parce que :

  • vous êtes vraiment un expert sur le sujet (vous n’êtes pas à l’abri)
  • ou plus simplement parce que vous avez écrit un article sur ce sujet.

Ici, le niveau de difficulté est ✭✭✭✭ parce que vous êtes face à une audience qui ne connait pas le sujet. Vous pourriez raconter n’importe quoi et vous en sortir sans problème.

Je ne donne pas de nom mais j’ai déjà vu des conférenciers présenter un contenu intégralement pompé d’un article traduit d’un site américain en allant jusqu’à récupérer les photos de l’article.

Ce sont des conférenciers «Slideshare».

Si vous ne savez pas ce qu’est Slideshare et que vous invitez des intervenants, je vous propose d’aller voir. Vite !

Dans ce type de contexte je vous invite à rapidement apprendre à dessiner, ou à «dessinouiller» plutôt pour présenter votre sujet à votre public.

Alors bien sur ces contextes peuvent s’additionner, surtout le n°2 qui est compatible avec tous les autres….

Trouver un emploi à l’ère du Brand content

Conférence donnée devant des étudiants en design de dernière année.

1 – Mauvaise nouvelle, vous êtes « Y »

Oui, je sais, c’est pas de bol….

Plus sérieusement, identifiez les clichés dont vous êtes victime pour ne pas tomber dedans vous-même. Vous savez, les jeunes en retard, désengagés, opportunistes…

Lisez par exemple www.generationy20.com ou parcourez les titres des bouquins sur votre sujets sur Amazon pour vous faire une idée.

Vous allez rire.

Ou pas.

 2 – Soyez visible

Ne cherchez pas à rentrer dans ce que les américains appellent « The rat race ».

Vous pensez que répondre à une annonce à la meilleure façon de trouver un job ? Vous oubliez que peut être plusieurs de dizaines de personnes ont aussi postulé. Ayez plus de fierté que de vous réduire à une ligne de CV.

Vous pensez qu’envoyer une candidature spontanée va prouver votre motivation ? Euh, non en fait. Lisez ça sur RMSnews : 99% des candidatures spontanées terminent à la poubelle.

Il n’y a pas de secret. Il va falloir être créatif pour trouver votre « Océan bleu » de chercheur d’emploi.

Pour cela il devient primordial de développer la visibilité de votre travail (portfolio) et multiplier les rencontres avec des collaborateurs des entreprises qui vous intéressent (réseau).

Et donc, être intéressant et intéressé.

3 – Etre recruté

Chercher un job devrait toujours être un plan B !

Il y aujourd’hui bien d’autres possibilités pour apprendre et gagner sa vie que le salariat ! Le salariat était peut être dans le monde de vos parents, pas sur qu’il fasse partie du votre bien longtemps. Lisez l’article des échos sur le sujet « Et si le salariat disparaissait »

Votre CV, fait-il pitié ou envie ?

Si vous avez conçu votre CV avant 2010, il faut le repenser entièrement ! Il doit désormais être conçu en ayant les médias sociaux et les moteurs de recherche à l’esprit.

Détaillez chaque expérience en « Responsabilités », « Résultats », « Compétences utilisées », « savoir-être acquis ». Oui, votre CV va faire 4 pages, c’est ce que l’on appelle un « Résumé ».

Si vous êtes en Australie, envoyez-le tel quel. Si vous êtes en France, copiez-collez votre travail sur Linkedin avant d’en faire en un « résumé » (de ce « résumé, vous suivez ?) » que vous appellerez CV.

Et ne laissez personne vous souhaiter bonne chance pour votre recherche. La chance n’a rien à voir là-dedans !

5 pistes pour améliorer l’engagement

Résumé de la présentation sur l’engagement présentée à la Luxury Retail Convention.

Après un rappel des enjeux de l’engagement et du coût financier du désengagement, j’ai proposé 10 pistes à travailler pour réduire significativement son désengagement donc :

De la marque d’employeur à l’innovation managériale

L’utilisation du marketing en RH commence à montrer ses effets pervers, pourquoi ne pas plutôt communiquer sur ses pratiques managériales basées sur les valeurs de son organisation ?

Du recrutement de compétence eu recrutement d’appétences

Marronnier ou serpent de mer mais n’est il pas enfin temps de recruter sur le désir de rejoindre que sur le diplôme ?

Du management personnel au management d’entreprise

Apportez sa touche personnel à son style de management, ok, mais pas quand cela signifie que ce style peut changer d’un jour à l’autre car on a une mauvaise journée. Vos collaborateurs  attendent un management cohérent d’un manager à l’autre.

De la mesure de la satisfaction à l’approche process

Mesurer les insatisfactions pour les corriger au fur et à mesure. Ok, c’est un point de départ. Comme les entretiens de départ justement. Mais ça ne suffit pas. Il ne faut pas oublier de reprendre tous les process RH pour les comparer aux meilleures pratiques actuelles filtrées selon votre ADN.

De la fidélisation ponctuelle à la fidélisation de carrière

Un salarié qui part n’est plus un « traitre » mais un futur employé potentiel.
A vous de rester en contact avec les partants grace aux réseaux sociaux et à continuer à leur donner des infos sur la vie de votre entreprise et des opportunités d’emploi.