Choisir un conférencier sur l’innovation

Comment choisir le bon intervenant sur l’innovation quand l’avenir de votre entreprise pourrait être dans la balance* ?   

Voici quelques pensées provenant de mon expérience issue de mes rencontres avec animateurs, journalistes, organisateurs d’événements, responsables d’agences de com, dirigeants ou directeurs de la com, des RH ou des ventes.

Tous se posent la même question : Comment être sur que nous allons choisir sur le bon intervenant ? Un conférencier qui nous aidera à prendre de la hauteur, nous apportera de la valeur, nous montrera les premières étapes à suivre et qui le fera de façon didactique / passionnante / inspirante et participative.

La question est légitime : Les prix des interventions augmentent d’année en année et il n’y a toujours pas de clause « Satisfait ou remboursé » dans le monde de la conférence.

Et c’est une bonne chose car parfois un intervenant doit déranger pour apporter de la valeur. On ne peut pas avoir de frites à tous les repas, il faut aussi passer par les haricots verts de temps en temps !

 

Quelques questions à se poser :

Le conférencier** a une méthode reproductible, pas un message.

Une présentation sur l’innovation ne doit pas se contenter d’être inspirante. Pour avoir des résultats tangibles, elle doit apporter une méthode à suivre qui puisse être utilisée rapidement. A moins que vous ne cherchiez à émuler une conférence TED qui se base sur le message bien sur. Après l’intervention, vous devez avoir la motivation de changer, de créer, de collaborer – certes – mais vous devez aussi savoir par où commencer votre transformation.

 

Le conférencier partage ce qu’il a appris et pas seulement sa réussite.

Souvenez-vous que l’audience se demandera « Comment puis-je appliquer ce qui est dit dans mon équipe ou dans mon entreprise? »
Une double médaille d’or, la découverte d’un vaccin ou la création de Facebook c’est extraordinaire mais  ça risque d’être compliqué à reproduire.

 

L’intervenants n’est pas connu dans votre milieu. 

Si vous cherchez l’innovation, le « Out of the box » comme disent les anglophones, choisissez un intervenant extérieur à votre secteur. Ce sera à vous d’identifier ce qui est transférable dans votre secteur selon votre culture d’entreprise.

Que cela ne vous empêche pas lors de la préparation de lui donner le vocabulaire métier et votre contexte pour que l’intervenant puisse tout de même préparer des passerelles entre son propos et les défis que vous devez relever en ce moment.

Oui, je sais, la transformation, la difficulté de recruter, les comportements des plus jeunes. Ces sujets sont intersectoriels et internationaux, pas de panique.

 

Le conférencier prend son intervention au sérieux, pas lui-même.

Choisissez un conférencier qui cherchera à comprendre votre organisation, sa culture, le parcours de ses dirigeants, les défis actuels et les valeurs partagées.

Si l’intervenant ne doit pas chercher à vous expliquer votre métier, il doit cependant vous montrer patte blanche et pour le temps d’une soirée, votre entreprise doit être son entreprise.

 

L’intervenant a lui-même…innové.

C’est stupide à dire mais à moins que vous ne cherchiez un cours sur l’état de l’art ou une méthode académique, sélectionnez un conférencier qui a mis les mains dans le cambouis pour de vrai, qui en a tiré des histoires, des conseils, des échecs et beaucoup de sagesse.

 

Regardez l’utilisation que le conférencier fait des outils actuels.

Je parle ici des réseaux sociaux. Les conférenciers sont aussi des médias. Il porte peut-être une cravate mais dispose t’il d’un blog un minimum achalandé ou une page « overblog » montrant sont décalage ? A-t’il des vidéos de lui en conférence ou est-il trop inquiet de se faire plagier ?

A-til une chaine Youtube, un Podcast, un compte Twitter, une page Facebook. Voir, soyons fou, un compte Instagram ou Snapshat ? Il ne s’agit pas de juger son expertise en I.T. mais simplement de connaître son adaptation au monde qui nous entoure. Nous parlons d’innovation après tout !

Les exemples que le conférencier utilisent sont ils utiles et modernes ?

S’il existait un bingo des conférences en innovations il y a des mots que l’on pourrait mettre immédiatement : Transformation, apple, Kodak, big-data, quick-win, disruption. Je m’arrête là. Mais au delà de ces mots un peu usés, est-ce que votre conférencier utilise des exemples :
> Usés voir dépassés comme Steve jobs, Kodak, Polaroid ou Nokia ?
> Attendus comme Apple, Tesla, Nespresso ou Pixar ?
> Faux comme la citation de Ford « Si je demandais à mes clients ce qu’ils voulaient ils me répondraient un cheval plus rapide » qui n’a jamais dit ça ou qui vous cite le programme des 20% de Google qui permet aux salariés de passer 20% de leur temps à réfléchir à des projets…et qui n’est plus d’actualité depuis 2011.

 

Ses slides sont ils présentables ?

Je mets ça à la fin car ce point est moins important. Enfin, moins important jusqu’au moment vous serez assis pendant 45 ou 90 mn pour vous taper des slides de bullet-point avec un type qui vous tourne le dos pour les lire (oui, ça existe encore.)

 

* Bon, peut-être pas, mais au moins la qualité de l’événement que vous organisez.
** je m’excuse platement de n’utiliser que le masculin mais je cherche la facilité de lecture et  malheureusement 99% des intervenants en innovation sont des hommes.

 

Co-construire une conférence avec 400 personnes

Comment sortir des standards habituels des conférences selon lesquels « L’expert parle, l’audience écoute » ?

Voici comment j’adapte mes interventions à l’expérience et aux attentes de l’audience au lieu de les enfermer dans un déroulé linaire de slides.

Le constat

C’est juste une évidence, les clients ne demandent plus seulement une « expertise » mais désormais il veulent également un « format » de conférence qui devient de plus en plus courts et de plus en plus « interactifs ».

Il n’y a pas de raison unique à cette demande croissante, je pense que vous pouvez piocher dans cette liste :
a) Ils ont été déjà pris en otage par une intervention chiante et interminable
b) Ils ont découvert récemment le format TED et trouvent ça moderne
c) Ils ont le temps d’attention d’un poisson rouge (ou vert ou bleu)
d) Ils cherchent un « intervenant intermède » qui égaie l’assistance entre la présentation des résultats trimestriel et le groupe de travail sur la concurrence chinoise (ou entre la poire et le dessert)
e) All of the above

On veut du court, on veut du spectacle, on veut du fond, on veut l’expert à la mode, mais surtout on ne veut pas se faire ch..

Les conférenciers professionnels…

Je ne parle pas ici de ceux et celles qui ont parlé devant l’amicale des anciens élèves de leur école ou qui ont fait une présentation devant leur directeur des ventes. Je parle des pros qui gagnent une partie non négligeable de leur salaire avec leurs interventions.

Je ne parle pas ici des « experts minutes » – ces généralistes (voir opportunistes) qui animent une intervention sur un sujet pour une seule représentation – et qui sont en train de disparaitre pour être remplacés par des conférenciers-experts qui traitent de très peu de sujets mais qu’ils connaissent à fond depuis longtemps.

Les clients privilégient aujourd’hui ces experts qui ne parlent que d’un sujet et d’un seul ! Ce qui rend de plus en plus compliqué de vendre une multi-expertise. Ça ne m’arrange pas du tout mais c’est comme ça.

Bref revenons au sujet. La scène appartient désormais à ces conférenciers professionnels qui respirent leur sujet à force de pratique et d’expérience. Ils maitrisent tellement leur sujet que – même si ça n’empêche pas le coup au coeur avant de se lancer – ne se mettent plus en danger et suivent leur petit train train habituel avec leurs slides en guise de rails.

Leur présentation est bien ficelée, leurs blagues bien ajustées et leurs réponses aux questions bien calibrées. Aucun problème bien sur, sauf que si vous assistez à plusieurs interventions du même expert, et bien…c’est la même chose. Je pense à luc Ferry, Jacques Attali, bref, les stars que vous pouvez être amené à écouter plusieurs fois.

Bien sur que j’admire ces experts mais cependant 2 choses me chiffonnent :
> Où est le challenge intellectuel de répéter la même chose quand on est pas un acteur (Cf l’intervention de David Bitton à Creative-Day).
> Et comment faire quand on est incapable de répéter la même chose. Je pense notamment à mon souci d’iconoclaste dont j’ai eu la chance de parler pour la première fois en public sur la scène de TEDxAlsace. Bon, ce n’est pas une condition médicale, n’exagérons pas.

Mon expérimentation

J’expérimente désormais la co-construction de mes conférences avec l’audience jusqu’à 500 personnes (pour l’instant) à la condition d’avoir 45mn d’intervention minimum.

L’idée/le challenge est de rester en déséquilibre sur des sujets que je maîtrise et de me rapprocher du format d’intervention qui sera demandé le jour où les clients seront sortis de leur phase TED :  Les interventions majoritairement en Q&A !! Ce qui explique pourquoi je réalise de plus en plus de vidéos en mode Q&A pour répondre aux questions de ma communauté.

Nous n’en sommes pas encore là car nous avons en France une approche encore trop scolaire de la conférence, mais je vous promets, nous y arrivons. Les clients commencent à comprendre qu’il a beaucoup plus de valeurs à capter en demandant aux intervenants de répondre à leurs questions et à leurs inquiétudes qu’à les écouter comme des veaux !

Ce jour là,  il se passera 2 choses :
> Le ménage : Les mauvais, les plagiaires et les fumistes vont dégager violemment.
> L’inflation : Les honoraires des bons vont augmenter radicalement.

 

Comment faire ?

 

1 – Construire les slides – Beaucoup de slides

Dans l’attente du jour où les conférenciers seront devenus des maitres es-storytelling (Pensée à Michael Aguilar) les clients aiment beaucoup les slides (surtout les slides beaux et cohérents  !) .

Pour cette partie, il faut connaître les clichés les plus populaires sur le sujet que vous traitez, les questions qui vous sont les plus souvent posées et les croyances les plus solidement ancrées. Pas compliqué si vous êtes un pro de votre domaine.

Prenons quelques exemples :
> Concernant l’avenir du travail : Il y a de plus en plus d’indépendants (n’importe quoi)
> Concernant le management : L’entreprise libérée est l’avenir de l’entreprise (et ben voyons)
> Concernant l’innovation : Il faut être disruptif (ok, mais d’abord savez-vous ce que cela signifie ?)

Pour chaque question, cliché ou croyance identifiée : hop, un slide (Beau et cohérent)

Digression : Je parle de cohérence en référence à ces conférenciers qui ont certes compris qu’il fallait mettre des photos au lieu de textes ou de bullet-point mais qui n’ont pas encore compris que ces photos devaient avoir une cohérence entres-elles tout au long de l’intervention. Vous racontez une histoire,  vous ne tricotez pas une couverture en patchwork au coin du feu !

B.a.-ba de la profession mais je le rappelle quand même : Pour chaque cliché ou croyance identifiée : Un chiffre et une histoire vécue. Lorsque dans les étapes suivantes, vous allez engager le public dans une conversation, les slides prouveront que vous avez bucher votre sujet mais il vous restera à détromper les croyances de votre audience sans doute néophyte et compléter leurs propos avec des faits solides et des histoires biens racontées !

 

2 – Ne pas se présenter comme expert mais comme praticien

Les experts auto-proclamés ont vécus, vive les témoins, les curieux et bien sur, les praticiens du quotidien !

Ça fait quelques années que j’ai quitté la posture d’expert et que je contredis ceux qui me présentent comme tel. Regardez-la vidéo ci-dessus. Je remercie la journaliste qui m’a présenté comme expert avant de préciser que je suis un témoin, issu du rang, qui n’a que pour seul avantage d’avoir pris le temps de me poser.

Sous entendu : Ce que je vais vous dire, vous l’auriez trouvé vous même si vous n’étiez pas pris par votre quotidien.

Cela va sans dire, ce sont les histoires que vous allez raconter lors de votre conversation avec le public qui vont établir que vous êtes un praticien si ces exemples sont issus de votre pratique ou un témoin si vous présentez un sujet de façon transversale en utilisant des exemples d’entreprises que vous ne connaissez que par la presse.

 

3 – Mettre l’audience en condition

Nous avons été mal éduqués, si nous allons en conférence c’est d’abord pour écouter, comme en classe ou comme au spectacle. Ce qui explique d’une salle « se travaille » et c’est au conférencier de mettre chaque membre de l’audience dans l’état d’esprit de participant actif et pas de légume.

A moins que vous n’interveniez sur un sujet qui fait polémique ou que vous n’ayez pas préparé une question « clivante » comme par exemple : « Que pensez-vous des jeunes de maintenant ? » vous devez vous attendre à vivre un petit moment de solitude. Remarquez comment je rebondis dans la vidéo ci-dessus à 2m38s devant l’absence de réactivité de l’audience :

1> Je laisse le choix à l’audience de rester dans la posture de spectateur. En mettant un peu de pression dans le ton quand même..
2 > Je propose une alternative : Notez ce qui vous étonne dans ce qui va suivre et notez ce qui vous inspire et que vous pourrez transformer en action à mener.

Avec l’expérience j’ai une liste de 2/3 questions qui fonctionnent pas mal pour lancer un débat. J’ai hâte que vous assistiez à une de mes interventions pour les découvrir 😉

N’oubliez pas que la première question ou le premier témoignage est le plus difficile à obtenir. C’est comme une soirée ennuyeuse : Une fois le premier invité sur le départ, tout le monde suit.

 

4 – Faire participer l’audience

Oui faire participer l’audience ! Je vous assure que c’est là que l’on reconnait les conférenciers de talents : ils n’ont pas peur de parler à leur audience, ils sont impatients d’arriver au moment de Q&A de leur intervention, au point parfois de rester au buffet qui suit pour continuer la conversation  !

Bref, mettons que vous avez posé la bonne question et que le micro commence à circuler dans la salle, c’est à vous de jouer :

> Laissez le temps aux personnes de s’exprimer et ne leur coupez pas la parole même s’ils disent des énormités ou sont hors-sujet. Quelque chose que j’ai remarqué est que très souvent les premiers témoignages ou premières questions sont les plus réfléchies et les pertinentes. Passé la 4e ou 5e intervention par contre ça peut parfois tomber dans le grand n’importe quoi du hors sujet total, jusqu’aux questions incompréhensibles en passant par le « je te raconte ma vie » parce que je le vaux bien.
> Remerciez ceux qui apportent un témoignage en leur posant éventuellement une question dont la réponse vous paraîtra utile au reste de l’audience (ou qui vous permettra de capter du vocabulaire technique si vous n’avez pas buché votre audience).
> Et bien sur, sélectionnez à la volée le slide qui correspond au témoignage qui vous a été donné pour rebondir et – toujours en regardant la personne qui est intervenue – compléter le propos, détromper la personne avec des chiffres si besoin et raconter votre histoire, fait ou connaissance sur ce témoignage.

Et je réalise en écrivant ces lignes que si vous utilisez des slides (ce que je déconseille si vous ne maitrisez pas le Storytelling, Contactez d’urgence Thierry Croix si c’est le cas) il va vous valoir vous équiper avec une app de présentation qui vous permette de sélectionnez les slides de façon non linéaire. Si vous êtes sur Mac, Keynote est bien sur incontournable, si vous êtes sur PC j’admire votre coté underground mais je ne peux pas vous aider.

5 – Avez-vous des questions ?

Innovation Weekly 13 – Zuckerberg version 2018 et créer son entreprise à Lyon

Cette semaine :

> Le challenge personnel de Zuckeberg : Ambitieux ou décevant ?
> Facebook vous prend pour des hamsters. Et ils ont raison.
> Philipp Morris arrête la cigarette. Oui, ce titre est trompeur…
> Nicolas MOUSSET nous reçoit à Pulsalys
> Lauren DJA nous reçoit à CPME for h’all
> Le CES et ses gadgets à n’en plus finir
> La tendance du commerce automatisé et assisté (vocalement)

Facebook version 2018 selon Zuckerberg

Comme je vous en ai déjà parlé, Zuckerberg a l’habitude de publier en début d’année son challenge personnel pour l’année qui arrive.
Son challenge personnel 2018 est lié directement à l’année un peu rock’n roll que vient de vivre Facebook qui a plusieurs fois été sur le devant de la scène.

L’actu Facebook 2017

Ça a commencé début 2017 quand Facebook a été accusé de servir de relais à des campagnes de désinformations pilotées par la Russie. Allégations que Zuckerberg a dénié jusqu’au mois de Novembre ! Pourtant depuis Septembre, l’entreprise ainsi que Google et Twitter, a été convoquée par le sénat US pour s’expliquer.
Ensuite, en Novembre, l’ancien responsable de la croissance utilisateur de 2007 à 2011 Chamath Palihapitiya a fait une espèce de mea culpa.
Ce mea culpa n’a pas consisté à dire « on ne savait pas ce qu’on faisait pardonnez-nous de vous avoir rendu accro aux réseaux sociaux et de vous faire perdre votre temps». Non non non, au contraire ! Chamath nous explique clairement qu’ils savaient ce qu’ils faisaient. Ecoutez sa réponse de Chamath et la réaction du public à la question posée par la journaliste sur le moto de Facebook « Move fast and brake things ».
« L’objectif des entreprises ‘Consumer Internet Business’ est d’exploiter la psychologie. Et c‘est la raison pour laquelle vous souhaitez échouer rapidement : comme les gens sont imprévisibles nous voulions les comprendre pour pouvoir les manipuler psychologiquement le plus vite possible et leur donner en retour un peu de dopamine.
Nous l’avons fait brillamment à Facebook, Instagram l’a fait, WhatsApp l’a fait, Snapchat l’a fait, Twitter l’a fait, WeChat est en train de le faire. Il y a plein d’excellents exemples que échouer rapidement est le bon chemin pour exploiter la psychologie des masses ».
Notez que plus personne ne trouve ça drôle…
Enfin, en Décembre, c’est Sean Parker qui en a remis une couche, alors que la couche précédente n’était pas encore sèche. Pour les plus anciens, vous vous souvenez peut-être que Sean Parker c’est le fondateur de Napster et l’un des premiers investisseurs de Facebook. D’ailleurs, il détient toujours 4% des parts de l’entreprise.
Sean Parker nous explique de Facebook cherche à répondre à la question « Comment consommer autant de votre temps et de votre attention consciente que possible? Cela signifie que nous devons vous donner un petit shoot de Dopamine de temps en temps ».
Vous avez vu les tests qu’il utilise quand il parle? Ça vous rappelle rien ? Genre la roue d’un hamster !

Le challenge 2018 de Zuckerberg

Mais revenons à Zuckerberg et son challenge 2018. Je le cite :
  • « Comme le monde se sent anxieux et divisé, Facebook a beaucoup de travail pour protéger notre communauté de l’abus et de la haine… ». Selon la fondation Megan Meier, qui est une jeune fille de 13 ans qui s’est suicidée à cause de harcèlement, 50% des sucides des adolescents est causé par du cyber-harcèlement.
  • « …se défendre de l’interférence d’état nation » Il s’agit bien sûr des fake news avec l’effet avéré qu’a pu avoir la campagne de désinformation sur le résultat des élections américaines.
  • « …Et s ‘assurer que le temps passé sur Facebook soit du temps bien dépenser ». Et là il répond directement à Sean Parker. Il termine par « Mon challenge pour l’année est de me concentrer à régler ces problèmes ».
Je résume : le challenge personnel 2018 de Mark Zuckerberg est de faire son boulot!

En bref

Twitter

Cette semaine Twitter a publié sur son blog un droit de réponse au post Facebook qui avait été publié la semaine dernière contre Jack Dorsey qui l’accusait de ne pas obéir à ses propres règles d’utilisation car il servait de résonance à Trump.
En résumé, Trump ne sera jamais bloqué pour deux raisons :
  • D’abord parce qu’il initie une conversation mondiale…qu’on soit pour ou qu’on soit contre…
  • Ensuite parce que ce n’est pas à Twitter de bloquer le Président des Etats-Unis.

Tesla

Dans la même semaine où on parle beaucoup de Space X pour avoir mis en orbite un satelite espion américain qui a le nom de code ZUMA – et qui n’aurait pas fonctionné lors de sa mise en orbite, «  officiellement », on revient sur Tesla (même proprio que SpaceX je vous rappelle) qui a annoncé cette semaine que l’entreprise ne parviendrait pas à atteindre la cadence de 5000 modèles 3 par semaine, à la fin du trimestre, alors que ça avait été annoncé et confirmé par Musk l’année dernière.
Alors je ne sais même pas pourquoi je relève cette news tellement c’est habituel que Tesla ait du retard. D’abord parce que c’est culturel, ensuite parce que le vrai sujet, la vraie priorité de Tesla c’est cette Gigafactory et pas la modèle 3.

What the F…

Philip Morris

Nous ne sommes pas le premier avril, ceci est une nouvelle sérieuse même si elle est un peu bizarre.
Philip Morris a annoncé qu’ils allaient arrêter la cigarette. J’ai bien dit la cigarette, pas le tabac ! Ne soyez pas naïf.
Dans un manifesto publié sur leur site, Philip Morris annonce qu’ils vont aider les fumeurs a arrêter de fumer des cigarettes, celles qui  font de la fumée, pour passer à des alternatives comme la e-cigarette ou à des cigarettes de tabac chauffé.
En faisant ça Philip Morris ne se réinvente pas comme BSN l’a fait quand ils sont devenu Danone en passant du verre au yaourt entre autres. Il ne se réinvente pas non plus comme a pu faire Abercrombie & Fitch qui vendait du matériel pour camping et du matériel de chasse demandez à Ernest Hemingway.
Non tout ce qu’il font c’est de l’amélioration continue en s’adaptant au marché d’aujourd’hui en faisant un effet d’annonce pour créer un peu de buzz.

A suivre

Créer son entreprise à Lyon

Comme vous avez pu le remarquer je ne suis pas au CES à Las Vegas, je suis à Lyon devant le musée Confluence. Lyon qui pourrait être la ville idéale pour créer son entreprise.
Aloers admettons, vous avez une idée géniale d’un nouveau produit, un nouveau procédé ou une nouvelle application mais vous êtes bloqué par la technologie. Dans ce cas là, il faut vraiment que vous rencontriez Nicolas Mousset de Pulsalys.
(….)
Donc voilà, votre prototype est terminé grâce à l’aide de Nicolas Mousset qui vous a mis en relation avec l’écosystème des laboratoires lyonnais, maintenant il faut passer à la commercialisation. Pour cela il faut vraiment que vous rencontriez Lauren Dja.
(….)

Tendances 

Depuis le week-end dernier se déroule le Consumer Electronic Show 2018 à Las Vegas.
Vous y trouverez du drone à gogo, de la bagnole autonome, des caméras 360°, des casques de « VR » « AR » et « RM », des nouveaux Samsung, des écrans souples, des objets connectés à tire-larigot, des trucs pour mieux dormir, des toilettes connectées et des camions à pizza automatiques.
Bref, c’est le salon du gadget qui coute cher et qui demanderait de construire 2 ou 3 centrales nucléaires en plus rien qu’en France pour faire fonctionner tout ça. D’ailleurs, je sais pas si c’est le karma ou le hasard mais le salon a subit une coupure d’électricité suite à d’importantes chutes d’eau.

La tendance de la semaine : Les assistants connectés

Si ce n’est pas vous, vous connaissez quelqu’un qui a un google home qui vous oblige a dire google tout haut plusieurs fois par jour.
Si les prévisions de vente des enceintes vocales connectées ont le vent en poupe, c’est une évidence, je n’ai pas encore trouvé de chiffres de ventes crédibles à part qu’aux USA Amazon détient 70% du marché avec Alexa.
Mainenant cette tendance cache une autre tendance : le A-Commerce – Le commerce Automatisé et Assisté
Automatisé: Sans vous parler de l’armée de robot qui va virer tout être humain des plateformes logistiques, regardez les boutons connectés « Boutons Dash » qui permettent de recommander automatiquement un produit épuisé comme de la lessive, des capsules Nespresso ou des préservatifs. Regardez également Digit qui retire automatiquement de l’argent de votre compte pour le mettre de coté (en prenant une commission).
Assisté: Que signifie pour les marques le passage progressif aux assistants vocaux ? Comment allons-nous acheter en utilisant la voix ? Allons-nous recommander la même chose que l’on a déjà ? Allons-nous demander de trouver le meilleur prix du produit que l’on utilse déjà ? Si c’est le cas, comment faire changer un consommateur de marque ?

Innovation Weekly 11 – Créateurs et pilleurs de contenu

Cette semaine dans Innovation Weekly :
> Apple essaie de rattraper Netflix (sans y mettre les moyens)
> Facebook cherche à rattraper son retard (sans succès)
> Les frasques de Trump rattrapent Twitter (sans crier gare)
> Musical.ly veut rattraper Youtube (Ben voyons)
> Uber rattrape google (enfin, « Uber style »)
> Le Monero rattrape le Bitcoin (sans souci)

Apple et autres créateurs de contenus

Je passe rapidement sur l’info des changements de batteries des 520 millions d’iphones 6 et 6s en circulation qui pourraient réduire de plusieurs millions d’unités la vente d’iphone X ou 8. Parce que ça vous étiez déjà au courant.
Et je vais directement faire le point sur la rumeur de rachat de Netflix par Apple annoncée par un analyste de la banque New-yorkaise Citi qui prédit que Peupeul aurait 40% de chance de racheter Netflix. Oui oui, bien sur. Si ça c’est pas se faire de la pub gratuite sans prendre aucun risque…
Alors bon, c’est vrai que Netflix vaut entre 80 et 100 milliards et que Apple est assis sur un trésor de guerre de ses ventes de produits à l’étranger de 252 milliards.
Si cette rumeur ne vaut pas grand chose, elle a eu moins le mérite de nous donner une excellente raison de nous pencher sur le monde des créateurs de contenu. Notamment vidéo.
Apple par exemple a investit 1 milliards de dol pour 2018  dans la création de contenus afin de proposer de nouveaux programmes aux abonnés d’itunes music comme par exemple Carpool karaoke ou « Planet of the app ». Cette dernière émission qui n’aura pas fait long feu…
Au delà de ces shows, ils ont investi en faisant signer Spielberg pour 10 épisodes d’une série intitulée «Amazing Stories». Petit rappel pour les plus jeunes, cette série était diffusée dans les années 80. Coût par épisode : 5 millions pièce. Deux fois moins que Games of Thrones !
Pour comparer ce qui est comparable prenez les diffuseurs de contenus hors TV tradi :
HBO a dépensé $2 milliards en 2017 en développement de contenus
Netflix $8 milliards prévus pour 2018
Hulu – un concurrent de Netflix moins connu en France – avec $2,5 milliards pour 2017
Amazon $4.5 milliards en 2017. En parlant d’amazon, le budget de Apple est similaire à ce qu’avait dépensé Amazon quand l’entreprise s’est lancée dans la production de contenu original en 2013…
Et je ne vous parle pas de google avec Youtube et ses 1,3 mrds de spectateurs qui regardent 5 milliards de vidéos par jour pour un coût de maintenance annuel de $6,6 mrd et des revenus pub de $4 mrds.
Et là…arrive Facebook, qui aimerait bien devenir le prochain youtube avec ses 2 milliards d’utilisateurs 

Facebook, le prochain Youtube ?

Quand au mois d’aout 2017 Facebook a annoncé son projet de lancer une plateforme de contenu vidéo appelée «Watch»  cela a été annoncé comme l’attaque de Facebook sur youtube. Ce qui avait déjà été le cas il y a quelque temps lorsque Facebook a été accusé d’être le receleur de vidéos téléchargées illégalement sur Youtube. Les voleurs étaient crédités de millions de vues qui n’entraient plus dans le programme de rémunération proposé par Youtube aux créateurs de contenus originaux.

Depuis, plusieurs choses se sont passées :
1 > Les premières séries sur Facebook watch sont apparue comme strangers et Ball in the familly. Ces feuilletons montrent que facebook se concentre sur la télé réalité et la comédie pour une cible des 17–30. Pas d’émission sur les infos ou la politique, pas de nudité ou de grossièreté. Bref, ils visent le millieu de la moyenne pour ratisser le plus large possible.
2> Zuckerberg a annoncé fin 2017 qu’il mettrait en avant les vidéos de 3 à 6 minutes pour sortir des formats courts et sous-titrés que beaucoup de créateurs utilisent sur leur Timeline ou page pour encourager les créateurs à mettre des vidéos plus longues.
Ou en sommes nous en Février 2018 ?
Facebook se gratte toujours la tête en se demandant où est sa place dans le paysage déjà bien occupé des plateformes de vidéos et malgré les encouragement de Zuckerberg à publier des vidéos plus longues rien ne change : Pour les créateurs, Facebook reste une plateforme de relais pour attirer des visiteurs sur sa page youtube.
Et je peux vous dire pour intervenir de temps en temps comme intervenant en collèges, Facebook est considéré comme un site de vieux…Comme viadeo en fait. Pour enfoncer le clou, une étude digiday montre que les vidéos de Watch étaient vues…23 secondes en moyenne

En bref

Jack est complice

A moins que vous n’étiez dans une grotte cette semaine, vous avez du entendre parler du dernier tweet de Trump à destination de Kim Jung Un déclarant que le bouton de la force nucléaire des US était sur son bureau à tout moment.

Un groupe de protestants a projeté sur les murs du siège social de Twitter la phrase « Jack (dorsey) est complice ».
Dans un post facebook, le groupe précise que Dorsey viole les termes de service de son propre service en faisant caisse de résonance à un fou qui met en danger le monde et qu’il devrait, au choix, démissionner ou bloquer @realdonaldtrump.
Bon, ben je les ai lu ces termes de services. En français et en anglais même.
En Fait Trump ne viole pas les termes de service car ce qu’il dit n’engage que lui et pas Twiiter. Twitter ne réagirait que si Trump partagait un document disposant de droits d’auteurs. Désolé, mais plonger la planète dans un hiver nucléaire n’est pas un contenu protégé.

Airbnb

Brian Chesky, co-fondateur de Airbnb – avec Joe Gebbia – a publié un Tweet le reprenant les chiffres des visiteurs Airbnb pour le nouvel an depuis 2009. Pas de surprise ce chiffre est presque multiplié par deux chaque année.
Le site annonce avoir hébergé plus de 200 millions de personnes depuis sa création en 2008.
> En 2017, 2 millions de voyageurs issus de 178 pays ont loué un logement à Paris via la plateforme.
> Airbnb évalue son impact économique sur la capitale française à 1,7 milliard de dollars.

A suivre

Musicaly

Musica.ly, l’application musicale rachetée par Toutiao – ex-Bytedance – a annoncé le financement d’un fond de 50 millions de dol sur 2 ans appelé «creator fund» qui permettra le lancement de plusieurs programmes qui accompagneront la croissance de la communauté.
Un peu à l’image de ce qu’a fait Youtube avec les « Youtube Spaces » accessibles aux youtubeurs en fonction de leur nombre d’abonnés.
D’ailleurs au passage, n’hésitez surtout pas à vous abonner à ma chaine youtube pour avoir accès aux vidéos dès leur parution.
Ce fond qui se concentre sur la formation, le développement de la communauté et la découverte de talents comprend 3 programmes :
  • Une bourse d’étude « College Scholarship Fund» : Bourse pour aider des étudiants à developer leur savoir-faire et poursuivre une carrière dans le storytelling video et le digital media
  • Creator Marketplace : Une plateforme facilitant les échanges et la vente entre créateurs, instruire et participer à des ateliers en ligne, collaborer avec les marques. Là c’est du youtube pur jus.
  • Co-innovation Partner Program : Collaboration avec des media sélectionnés et des fournisseurs de contenus pour créer de nouveaux formats et de nouvelles technologies pour faire avancer le storytelling vidéo mobile. Là j’imagine qu’ils pensent par exemple au vlogumentaire (qui consiste à tourner à la première personne…voir ma vidéo de visite de la Stache room).

Uber

Si Google était pionnier de la voiture autonome en 2010, beaucoup d’entreprises ont lancées depuis des test de voitures autonomes de leur coté et Uber en fait parti.
Et nous n’en sommes plus au coup de com, de ces tests dépendent l’avenir des entreprises en questions. Qu’il s’agisse de google, apple, Aptiv et Lyft qui ont co-brandé une voiture autonome qui sera en réelle utilisation au CES à Las Vegas et bien sur UBER…
Ils savent qu’ils doivent se débarrasser de leurs chauffeurs d’une façon ou d’une autre pour être rentable et faire partie de la prochaine itération technologique prévue dans les transports.
Depuis septembre 2006, des tests sont menés par Uber. D’abord en partenariat avec Waymo – anciennement connu sour le nom de Google véhicule autonome – puis de leur coté.  En fait, depuis qu’un ex-ingénieur de Google ‘aurait’ téléchargé 14 000 documents secrets de son ancien employeur pour créer sa propre entreprise Otto en janvier 2016. Entreprise qui sera acquise par Uber en Aout de la même année pour 680 millions de dollars.
Depuis Septembre 2016 vous pouvez essayer gratuitement un uber autonome à Pittsburg.
Qu’avons nous appris avec les 1 millions de miles que ces voitures ont parcouru ?
> Que les voitures robots se foutent des ornières.
> Que la voiture freine brutalement dès qu’il y a un passant et qu’il est facile de bloquer une voiture si vous êtes contre le progrès

TENDANCE

Monero

Si vous souhaitez investir dans une crypto-monnaie et que vous jugez que le Bitcoin ça fait très 2017… suivez les criminels par les media ! 
le monerao est la monnaie de rançonneurs, de hackers  (des craqués, lobotoms et  des tronconards) qui fuient le bitcoin – qui via la blockchain enregistre les addresses des transactions motivant les dealers à chercher de nouvelles monnaies alternatives.
Le Monero est entré dans mon radar quand le 18 décembre des hackers ont attaqué jusqu’à 190 000 sites WordPress de l’heure pour miner du Monero,
Pour info le Monero a quadruplé sa valeur en 1 an alors qu’à la période ou Bitcoin ne faisait que doubler. Pour tranférer vos Bitcoin en Monero rendez-vous sur kraken.com.

Les centres de cout qui deviennent des centre de profit

Ca c’est de la tendance lourde. De plus en plus d’entreprises vont devenir des créateurs de contenu à part entière et proposer leur service à d’autres entreprises ou à des stars du spectacle. regardez Intel.
Prenez Pepsico qui a créé un espace de création audiovisuelle à Manhattan pour renforcer ses liens avec le monde du spectacle en créant du contenu en marque blanche tout en poursuivant des deals de distribution avec les studios.
Leur idée est de vendre suffisamment de contenu pour que cette unité qu’ils appellent la «ligue des créateurs» servent de centre de prod pour des émissions ou l’enregistrement de musique qui sera distribué sur les canaux de distribution comme Amazon prime.
C’est un mouvement que j’ai déjà vu dans le conseil ou des directeurs et directrices de l’innovation vendent leurs interventions ou conseil à d’autres entreprises. La même chose existe dans les RH ou par exemple Disney vend ses pratiques de management dans le cadre de the disney institute ou Porshe qui propose formation et conseil dans le cadre de Porshe consulting.
Il n’y a pas de petit bénéfices

Innovation Weekly 09 – Guerre Amazon-Google, innov’acteurs et pénurie de talents

Cette semaine :
1 Jony Ive revient au management du Design d’Apple.
2 Google VS Amazon : Fight!
3 : Les services secrets australiens recrutent
4 : Storify c’est fini !
5 : Trophées de l’INPI
6 : Trophées de l’innovation participative avec les interviews de Amer Sports et GRDF
7 : La guerre des talents n’aura pas lieu…tout de suite

GAFA


Jony est de retour

Jonathan Ive pour ceux qui ne le connaisse pas est sans doute le designer le plus connu du monde. Aujourd’hui ton le monde sait que Stark est ironman non ?
Jony (comme le surnommait Steve Jobs) reprend en main l’ensemble du design dans sa partie management au jour le jour. Ce qui n’était plus son job depuis 2015.
Depuis mai 2015, un poste de Chief Design Officer avait été créé pour lui pour le laisser prendre un peu de recul, et, certains l’ont imaginé, quitter l’entreprise. A ce moment, son ancien poste a été séparé en deux. Richard Howarth reprenait alors la partie design industriel et Alan Dye l’interface utilisateur.
On ne sait, pour l’instant, pas ce qu’il s’est passé en interne mais Howarth et Dye ont disparu de la page « Leadership » d’apple cette semaine. Regardez la page Leadership en 2015 et la même cette semaine. Ils ont bien disparus, comme Denise Young Smith qui avait démissionnée en novembre dernier
Le porte parole d’Apple a expliqué que ce remaniement était normal maintenant que le Apple Park était terminé. La page Linkedin de Alan Dye précise d’ailleurs qu’il est désormais « Creative Director ».
Bien sur, ce changement de poste ne serait pas une nouvelle si Apple n’était pas en ce moment au centre d’une vague médiatique denoncant les choix de design incompréhensible  (dongle, stylus, souris à l’envers, notch iphoneX, prise jack, magsafe, interface )
Bref Microsoft est en train de devenir plus cool que Apple ! Si si je vous assure, mauvaise langue…

La guerre est déclarée entre Google et Amazon

Le ton commence à monter depuis qu’en septembre Google a bloqué l’accès à Youtube à l’echo show d’Amazon – un Alexa équipé d’un écran. C’est ballot car en 2017, quand vous voulez voir des vidéos, c’est pas sur dalymotion que vous allez…
Raison invoquée par google : Amazon ne répond pas à nos conditions de service créant ainsi une mauvaise expérience utilisateur.
Selon Google, c’est Amazon qui a commencé le premier en cessant de vendre les produits google Chromecast (le Amazon fire de google) et Google home (le Alexa de google) et ne donne pas accès aux vidéos Amazon Prime aux utilisateurs de Chromecast. En retour, Google s’est donc allié à Wallmart (concurrent de Amazon) pour vendre le Google Home.
En réponse, Amazon a arrêté de vendre le thermostat connecté Nest récemment acquis par Google ( La vente de cet appareil a repris depuis ) avant de détourner le blocage de Youtube en renvoyant les demandes des utilisateurs vers la version web. Détournement qui a été bloqué par Google la semaine dernière. Echec et mat.
Est-ce de la saine concurrence ou de la Coopetition qui tourne mal ?
C’est une guerre territoriale sur les technologies vocales alors que ls assistants vocaux  sont en train de prendre de plus en plus de place dans nos vies et sont en cours de transformer nos habitudes d’achats.
Finalement nouvelle économie ou ancienne économie, c’est toujours au consommateur d’être pris en otage !

EN BREF


Les services secrets australiens ASIS recrutent

Si vous pensez avoir l’âme d’un agent secret australien regardez cette vidéo interactive.
Pendant 10mn elle vous placera en situation pour identifier votre sens de l’observation, de l’écoute et de l’empathie

Storify c’est fini

Pendant un moment les  pros des réseaux sociaux ne juraient que par ce site qui vous permettait d’agréger tout ce qui se disait sur vous dans une histoire pour ensuite être intégré sur le support de votre choix. Oui, comme Twitter le permet depuis quelques temps
C’est dans un article sur leur site que l’équipe annonce que ce service de curation va rejoindre le cimetière des myspace, Vine et Viadeo. Bon, d’accord peut-être pas (encore) Viadeo.

Prix INPI

C’est la saison des remises de prix !
Les trophées INPI récompensent des entreprises et centres de recherche innovants, qui se distinguent par leur stratégie de propriété industrielle. Le trophée remis la semaien dernière à la gaité lyrique avait pour thème « Sacrés Français ! ».
Parmi les lauréats nous retenons :
Catégorie brevet : Poietis de Pessac spécialisé dans la bio-impression Laser à cellule unique de tissus vivants.
Catégorie marque : Moulin Roty de Nantes pour sa créativité. Ils concouraient contre Solex. Moulin Roty commerciale des jouets pour enfants comme les tartempois, les papoums ou les jolis pas beaux. On dirait qu’ils connaissent mes voisins.
Catégorie je m’appelle comme une entreprise super connue ou plutôt Catégorie Recherche : le laboratoire ILM de Lyon – qui concourrait contre IEMN et GRIMA – et qui travaille à la synthèse et caractérisation de la Lumière.
Catégorie mauvais jeu de mot / du Design : Expliseat de Paris. Qui fabriquent des sièges pour l’industrie aéronotique de moins de 5kg.

Pepsi et Tesla

Pepsi a annoncé avoir passé une commande de 100 semi-remorques TESLA. Ce qui amène les commandes pour TESLA à 267 camions.
Quand on sait que Pepsi a 10 000 semis, je suis curieux de savoir :
1/ Si c’est pour un test avant d’en commander d’avantage  ou si c’est de la com car le public continu de croire que Tesla est écologique.
2/ Est-ce que tesla délivrera parce qu’ils ont toujours 500 000 Model 3 à livrer et n’en ont fabriqué que…260.

A SUIVRE


Trophées de l’innovation participative

 L’association pour le développement de l’innovation collaborative INNOVACTEURS a décerné les trophées de l’innovation participative.
Trophée d’or de l’innovation collaborative : 
Amer sport (Salomon, wilson…) pour sa démarche Innovation Drives Evolution at Amer Sports (IDEAS) qui supporte les projets d’innovation des marques du groupe en facilitant la connection et le « travailler ensemble ».
J’ai demandé au responsable de la démarche IDeas Matthieu Knibiehly de nous dire comment étaient valorisées les idées données par les collaborateurs. Interview dans la vidéo.
Trophée d’or de l’innovation participative réinventée : 
GRDF (Gaz Réseau Distribution France) a revu sa copie concernant sa démarche d’innovation participative avec Ki-oZ qui a été déployée  au national.
Ils ont également lancé  une plateforme de management de l’innovation et d’accélération des idées émises par les salariés. J’ai demandé à Jean Luc Godon – chargé de l’innovation à GRDF – de nous dire pourquoi cette démarche a été réinventée.

TENDANCE


La pénurie de candidat

Bonne nouvelle ! L’insee a relevé la prévision de croissance de la France à 1,8 au lieu de 1,6. Purvu que ça dure !
Mauvaise nouvelle ! Le chomage a augmenté ces 3 derniers mois et nous sommes à 9,7% de chômage. Et à lire Slate
Pourtant, entre 65 et 73% des chefs d’entreprises déclarent en fonction des études ne pas trouver de candidat adaptés à leur offre.
Face à cela Pole Emploi confirme avoir 15% de 2,5 millions d’offres sont non pourvues et donc « à la louche » 190 000 emplois non pourvus par an.
Sauf que toutes les annonces ne passent pas par Pole Emploi.
Pour savoir ce qu’il en est réellement sur les offres d’emplois non pourvues en France…les choses se compliquent car :
    > C’est oublier les 1,6 millions d’annonces sur le boncoin, ou les 3 millions sur Linkedin
    > Il ne semble pas y avoir de chiffres d’emploi non pourvu à l’APEC sur l’emploi des cadres
    > que des annonces peuvent être publier à plusieurs endroits !
Bref, plus compliqué à calculer sur une population globale que pour une profession donnée, comme par exemple en Chine ou il manque 300 K de comptables par an.
Plus simple en Australie ou manpower a un baromètre précis grace au annual Talent Shortage Survey
L’explication la plus communément avancée par les entrepreneurs est qu’il y a une pénurie de compétences, que c’est la faute  à l’éducation nationale ou parce que les jeunes de maintenant ne veulent plus travailler
Soyons sérieux 5 minutes:
> Les chefs d’entreprise ont du mal à définir leurs besoins et se rabattent sur un diplome ou des compétences rassurantes créant une tension sur les même diplômes plutôt que de chercher des profils alternatifs
> Ils cherchent l’opérationnalité immédiate. « Ready to hit the ground and running » comme dise les anglophones en anglais (donc)
> ils veulent la même chose donc pas de profils atypiques. Cf. Les 2 points précédents.

Innovation Weekly 08 – Business model, youtube 2017, Wish & VUCA

innovation weekly cette semaine :
> Le dernier livre de Eric Ries « The Startup Way » à gagner pour les abonnés
> Peu de français dans le Youtube Rewind 2017
> Yves Pigneur intervient à l’ESCP pour parler innovation des modèles d’affaires/business/économiques
> Voitures volantes d’ici 3 ans ?
> Wish, l’application que l’on ne souhaite à personne
> Tendance de la semaine : VUCA

GAFA


YOUTUBE Rewind

Cadeau de noel pour les Millenials, le Rewind 2017 de Youtube a été mis en ligne ce mercredi.
La vidéo de cette année est revenue sur les grands événements de l’année, du plus anodin comme les fidgets spinners, le lava challenge,  la naissance du girafon Tajiri ou l’éclipse solaire des US, mais aussi les plus graves avec une rapide allusion aux attentats et diverses tempêtes.
Vous y verrez toutes les stars youtube que ne connaissent pas les plus de 40 ans qui ont découvert Cyprien ou Norman l’année dernière : Marshmello, le backpack kid, Philip defranco, Casey Neistat, la bande de Vsauce, les frangins jake et Logan Paul.
Etonnant, cette année pas de Cyprien ni de Norman alors qu’ils ont tous les deux dépassé les 10 millions d’abonnés mais surprise le Rire jaune a fait parti de la distribution.
Voici un site pour tester vos connaissance en culture Youtube :  https://dejaview.withyoutube.com/

EN BREF


Startup washing

Alors que Olivier Ezratty est déjà en train de préparer son rapport sur le CES 2018 – Consumer Electronics Show – qui se tiendra à Las Vegas du 7 au 12 janvier prochain, Olivier dénonce dans un post facebook (qui a eux 418 likes et 46 partages) l’augmentation pour 2018 ce qu’il appelle « les erreurs de Casting » par rapport à la dernière édition du CES.
En 2017 il avait identifié sans son rapport 41 erreurs de casting sur 316 entreprises françaises soit 13% en 2017 pour 52 erreurs. En 2018, pour 326 entreprise en 2018 soit 16%.
Pour lui les erreurs de casting sont :
> Les agences de création ou prestataires de services qui ne propose pas d’innovation
> Les solutions de micro-niche (comme Bookmyhelo, une plateforme de réservation d’hélicoptère)
> Les offres pas du to BtoC rappelons que le C de CES est pour Consumer (comme Natursoftware un logiciel pour entreprise)
> Les app mobiles (comme Goalmap une app anti procrastination)
Je vous rappelle tout de même que le CES 2018 est surtout critiqué en ce moment pour l’absence de femmes aux 3 principales keynotes comme la relevé «the gender avenger» qui veille à la présence de femmes dans le dialogue public.
Allégations auxquelles Karen Shupka, la Senior Vice President du CES, a répondu qu’il fallait voir plus loin que ces keynotes. Elle s’est contenté de montrer les photos des femmes qui étaient intervenues dans les éditions précédentes.
Mais pas de proposition pour 2018…

EVENEMENT


Conférence

Yves Pigneur a fait un rapide passage à Paris pour présenter une conférence aux anciens de l’ESCP et d’HEC Montréal sur l’innovation des business models.
Yves Pigneur est un professeurd’origine belge de HEC Lausanne qui est classé 7e avec son co-auteur Alex Osterwalder dans le classement du thinker fifty 2017 qui donne tous les 2 ans les auteurs business qui ont eu le plus d’impact dans le monde de l’entreprise. -tiens idée – ça pourrait être intéressant de faire un numéro spécial thinkers50.
Il est le co-auteur du BM canvas publié la première fois dans le livre business model generation publié en 2010, traduit en 40 langues et  vendu à plus de 1,5 million d’exemplaires. Il a inspiré toute une génération de consultants, d’entrepreneurs et de VC.
En fait les 9 cases du BMC n’étaient en 98 d’un support de cours que le professeur Pigneur utilisait avec ses étudiants. En 2004 un de ses étudiants  – alexander Ostewarder – fit une thèse sur l’ontologie des business model – c’est à dire leur raison d’être – avant de proposer une nouvelle approche du busines model qui reprenait les 9 cases de Pigneur.
La version finale du canevas à 9 cases que m’a donné le professseur Pigneur pour l’animation de sa conférence est finalement apparu en 2006 et ce n’est qu’en 2010 que les 2 hommes décidèrent d’en faire un bouquin.
L’écriture de cet ouvrage est basé sur plusieurs principes :
> Que le livre soit international et donc en anlgais
> Qu’il serve à d’apprentissage et donc qu’il soit illustré
> Que le BMC soit gratuit distribué en Creative Commons pour être utilisé par tous

A SUIVRE


Les voitures volantes

Je vous parlais il y a quelques semaine du partenariat entre Uber et la NASA pour créer un taxi volant.
Cette semaine lors de la conférence Techcrunch «Disrupt» à berlin entreprise ce sujet a fait l’attention d’une discussion entre les acteurs qui travaillent à rendre cette idée folle réelle.
Selon Alex Zosel le CEO de Volocopter – Entreprise allemande qui a teste ses drones à Dubai – nous devrions avoir les premiers exemplaires d’ici 2020.
Pour Yann de Vries, de Atomico, qui est un investisseur dans le concurrent Illium – qui a plus de gueule ceci dit en passant – ça devrait arriver….un jour.

APP DE LA SEMAINE


Wish

C’est l’application dont vous n’avez sans doute jamais entendu parlé. Pourtant sa valorisation a doublée en 6 mois pour atteindre 8 milliards d’euros.
Cette application au look de Pinterest  propose de faire du shopping en vous amusant. Vous y trouverez des produits de fabrication chinoise à très très bas prix comme des cables USB à 1 euro des bottes femmes à 23 des manteaux à 25.
Derrière Wish vous trouverez Peter Szulczewski  (Zul-chev-ski) ex-ingénieur de Google qui a fondé Wish en 2010 après avoir vu que pendant des années le plus gros clients de google en adwords était Amazon. Il a copié-collé cette stratégie en étant selon sensor Tower, le second plus gros annonceur sur Facebook (100 millions de dollars), le 6e sur Google et le 4e chez Pinterest.
Mais il y a un hic, enfin plusieurs. Déjà il faut 1 mois pour que votre produit arrive de Cchine, Ensuite les coûts de transports peuvent être exorbitant.
Pourtant, l’entreprise communique sur 300 millions d’utilisateurs et ce chiffre double chaque année. Vous trouverez sur la première page du site de Wish la phrase suivante : « Nous sommes le 6e e-commercant mondial et nous visons à être numéro 1 »
Pour expliquer comment il a fait pour sortir de nulle part Szulczewski explique qu’il parle aux fameux 50 % invisibles. Ceux qui n’ont pas les moyens d’aller en boutique. En réponse aux investisseurs, qui lui disait ne connaître personne qui achetait sur la plateforme, il a expliqué à que c’est comme pour Trump, lui non plus ne connaissait personne qui votait pour lui.
Maintenant les rumeurs circulent que Amazon a fait une offre d’achat de 10 milliards de dollars.  Zuchelski confirme simplement avoir décliné l’offre sans en confirmer le motant en expliquant que le marché sur lequel il se positionne se compte en trilliards.

TENDANCE


VUCA

Si il y a bien quelque chose que je n’aime pas dans le monde du management, ce sont les acronymes simplistes pour managers fainéants: Les 3C, les 4i, les 5W, les 6D et autres SMART,SWOT et consort.
Pourtant il y en a un qui contient des sujets si complexes que je n’ai toujours pas touché le fond : VUCA
VUCA pour Volatilité, Incertitude (uncertainty), Complexité et Ambiguité.
Ce que j’apprécie est que VUCA n’est pas une check-list mais une grille de lecture qui introduire les transformations technologiques, économiques et sociales du monde actuel
– Volatilité :  La vitesse du changement devient exponentielle
L’exemple le plus connu pour illustrer l’exponentielle est la loi de Gordon Moore – co-fondateur de intel – qui prédisait en 1965 que la densité des transistors sur les circuit intégrés doublerait tous les 2 ans et que cela durerait au moins pour les 10 prochaines années. On peut aussi citer le cout du Gigaoctet (a été divisé par 520 millions en 60 ans) ou le cout du watt produit a été divisé par 2 depuis 2010Et dans les entreprises certains vivent cette volatilité : Dans le bon sens quand vous êtes Uber et dans l’autre sens quand vous êtes ToysRus
– Incertitude : Difficulté de prévoir et facilité d’être surpris
Cet  « inconnu pas connu » fait référence à des événements tellement imprévisibles qu’il est impossible de les prévoir avant d’y être confronté. Ces événement sont également appelés «Cygnes noirs», du livre éponyme de Nassim Taleb.
> Personne n’avait vu l’effondrement en quelques semaines de HOMEJOY (app de menage à domicile «géolocalisée») qui a levé 40 M$ pour faire faillite 18 mois plus tard.
> Ni la chute spectaculaire de THERANOS et de sa fondatrice Elisabeth Holmes qui avait été comparé un temps à Steve Jobs.
– Complexité : Plus de causes ou de solutions simples
Cette complexité provient non seulement du volume d’informations mais de leur interconnection et du fait qu’elles changent constamment.
Regardez cette étude de Robert Kelley qui en 1986 avait demandé à des  knowledge worker le pourcentage d’infos qu’ils devaient connaitre par coeur pour tenir leur job : 75% des informations . Quans il a refait la meme étude en 2010 ce chiffre était tombé à 8%
 – Ambiguïté : La même information peut avoir plusieurs significations et être donc interprétée de plusieurs façons
Vu qu’il n’y a pas qu’une seule réponse et que de toute façon une bonne question vaut mieux qu’une mauvaise réponse.;
Les startups sont l’avenir de l’innovation, pourtant dans le top du palmarès des déposants de brevets en 2016vous trouverez PSA (fondé en 1810) VALEO (de Ferodo fondé en 1923) et SAFRAN (de Snecma/Sagem 1945)
> Beaucoup de pays délocalise en Chine pourtant la Chine est le pays le plus touché depuis 2005 par la désindustrialisation.