Trouver un emploi à l’ère du Brand content

Conférence donnée devant des étudiants en design de dernière année.

1 – Mauvaise nouvelle, vous êtes « Y »

Oui, je sais, c’est pas de bol….

Plus sérieusement, identifiez les clichés dont vous êtes victime pour ne pas tomber dedans vous-même. Vous savez, les jeunes en retard, désengagés, opportunistes…

Lisez par exemple www.generationy20.com ou parcourez les titres des bouquins sur votre sujets sur Amazon pour vous faire une idée.

Vous allez rire.

Ou pas.

 2 – Soyez visible

Ne cherchez pas à rentrer dans ce que les américains appellent « The rat race ».

Vous pensez que répondre à une annonce à la meilleure façon de trouver un job ? Vous oubliez que peut être plusieurs de dizaines de personnes ont aussi postulé. Ayez plus de fierté que de vous réduire à une ligne de CV.

Vous pensez qu’envoyer une candidature spontanée va prouver votre motivation ? Euh, non en fait. Lisez ça sur RMSnews : 99% des candidatures spontanées terminent à la poubelle.

Il n’y a pas de secret. Il va falloir être créatif pour trouver votre « Océan bleu » de chercheur d’emploi.

Pour cela il devient primordial de développer la visibilité de votre travail (portfolio) et multiplier les rencontres avec des collaborateurs des entreprises qui vous intéressent (réseau).

Et donc, être intéressant et intéressé.

3 – Etre recruté

Chercher un job devrait toujours être un plan B !

Il y aujourd’hui bien d’autres possibilités pour apprendre et gagner sa vie que le salariat ! Le salariat était peut être dans le monde de vos parents, pas sur qu’il fasse partie du votre bien longtemps. Lisez l’article des échos sur le sujet « Et si le salariat disparaissait »

Votre CV, fait-il pitié ou envie ?

Si vous avez conçu votre CV avant 2010, il faut le repenser entièrement ! Il doit désormais être conçu en ayant les médias sociaux et les moteurs de recherche à l’esprit.

Détaillez chaque expérience en « Responsabilités », « Résultats », « Compétences utilisées », « savoir-être acquis ». Oui, votre CV va faire 4 pages, c’est ce que l’on appelle un « Résumé ».

Si vous êtes en Australie, envoyez-le tel quel. Si vous êtes en France, copiez-collez votre travail sur Linkedin avant d’en faire en un « résumé » (de ce « résumé, vous suivez ?) » que vous appellerez CV.

Et ne laissez personne vous souhaiter bonne chance pour votre recherche. La chance n’a rien à voir là-dedans !

4 – Un site pour créer des kits

Je viens de découvrir www.kit.com/

Sans doute le site que je vais utiliser pour présenter les différents Kits d’accessoires utilisés pour les vlog, podcast ou cessions créatives.

J’en profite aussi pour répondre à une question qui m’est régulièrement posé sur le matériel que j’utilise quotidiennement.

En voici le kit :

03 – Créatif ou Productif ?

1er jour de ma première « Retraite productive » de l’année dans une chambre d’hotel de Ouistreham.

Objectif : ne pas sortir de l’hotel pendant 3 jours et ME CONCENTRER !

Je suis ici pour me « remettre » en production sur l’écriture de ma nouvelle chaine Youtube sur l’innovation « No one is innovant » que j’espère inaugurer la semaine prochaine.

Ou la semaine d’après.

Ou celle d’après.

En tout cas avant de lancer une chaine senior.

Disparitions

Cette retraite fait partie des 3 « disparitions » que je me réserve par an :

1> Les creative Breaks qui marquent la fin d’un cycle créatif. Souvent à l’étranger, séjour d’une semaine maximum avec 3 livres et pas d’ordinateur. Voir la vidéo à ce sujet

2> Les retraites productives qui marquent le lancement d’un nouveau projet ou une activité précise à terminer : Un livre, une série d’articles, des vidéos. Bref, se bloquer du temps loin du bureau et produire pour produire.

3> Les reboots,  plus sportifs et qui se déroulent pendant une semaine  dans la saison opposée à celle où se trouve la France à ce moment là. Hiver en France > Australie pour l’été, été en France > Australie pour l’été. Ah, tiens, j’avais pas remarqué…

Ces 3 retraites particulières ne sont pas déclenchées par un calendrier mais par la conscientisation d’un épuisement créatif. Celui-ci se traduisant par de la fatigue, une déprime, une remise en cause, l’impossibilité de rester devant un ordinateur, et donc de produire quoi que ce soit. Vous êtes vidé et vous le sentez.

Il semble que Bill Gates fasse un mix des 1 et 2 . J’ai trouvé l’info en cherchant Bill Gates + Cheese Sandwich sur Google. Ce qui m’a mené Ici et surtout . Il appelle ça les « Think Weeks » et pendant une semaine il cherche des tendances et mange des… .

Alors bon, les escapades c’est bien sympa mais il est temps de repenser le temps dépensé entre chacune de ces disparitions volontaires .

Je vois 2 possibilités. S’il y en a 3 vos commentaires sont les bienvenus.

1 – Suivre une méthode

J’entends par là et dans le désordre :

  1. Ecouter les 150 heures (and counting) de Podcast de Tim Fucking Ferris qui déconstruit les pratiques des « meilleurs » pour comprendre les sources de leur productivité, créativité et toussa.
  2. Acheter les produits et ustensiles que les uns et les autres utilisent pour améliorer leur prod (du style ça pour le bas et ça pour le haut).
  3. Adopter le style de vie d’un autre à base de méditation le matin après une séance de sport, 15 minutes dans une baignoire pleine de glace et de la protéine comme s’il en pleuvait.
  4. S’inspirer de témoignages « connus » de Henri Ford (99% de transpiration), Einstein ou – pour faire moins tarte à la crème – celui de Bruce Allen (professeur à l’institut Max Planck) qui aime se remémorer ce que lui a un jour dit Stephen Hawking pour expliquer pourquoi il ne quittait jamais son travail après 18h00 :

“Bruce, voici un conseil : Le problème avec la physique est que la plupart des temps on ne fait aucune avancée dans nos projets. C’est pourquoi il faut faire d’autres choses :écouter de la musique, rencontre des amis. Il y a une exception à cette règle : Si vous trouvez une solution à un problème donné, vous travaillez 24 heres sur 24 et oubliez tous le reste jusqu’à avoir  résolu le problème entièrement.”

Question, est-ce que ça marche si vous ne vous appelez pas Bruce ?

2. Inventer la sienne

Monter sur l’épaule des géants comes disait l’autre (Pour info : nanos gigantum humeris insidentes) et adapter son propre modèle.

Je tâtonne mais je pressens qu’il y a un sens pour prendre le truc par le bon bout de la raison (oui, comme disait encore un autre)

  1. Identifier ses besoins physiologiques (sommeil) et périodes habituelles de concentration (Matin et soir, ça va être pratique).
  2. Planifier ce qui doit être fait en créant une to-do-list. C’est de l’anglais mais c’est d’abord une pratique aussi ancienne que l’antiquité. Sauf que dans l’antiquité ils ne notaient pas, ils utilisaient leur mémoire. eux.
  3. Retrouver les méthodes qui existent ou les réinventer pour apprendre, se concentrer, produire écrire, etc.
  4. Faire rentrer 3. dans 2. et 2. dans 1

En tout cas, ne jamais être occupé pour le plaisir d’être occupé ! Ce n’est pas de la productivité mais de la procrastination déguisée.

Et là je réalise que j’ai une video sur la procrastination dont je procrastine le montage.

A suivre

02 – Créateur ou perroquet ?

Il est grand temps de quitter les réseaux sociaux….

…Sérieusement et rapidement !

Ce n’est pas une réflexion que je suis seul à avoir. C’est dans l’air depuis un moment et les groupes « Quittons Facebook » existent depuis au moins aussi longtemps que le réseau social lui-même.

Mais comme ceux qui se sont posé la question avant moi… vais-je être capable de passer le cap ? J’ai déjà effacé plusieurs fois l’application de mon smartphone – parfois pendant plusieurs semaines – mais à chaque fois, tel un alcoolique dans une cave bordelaise, j’y retourne.  Qu’ai-je manqué pendant mon absence ?

Je suis conscient que je ne peux pas être pris au sérieux tant que je ne clique pas là  :

On est bien dans sa bulle, loser !

Je suis pourtant conscient que Facebook nous enferme dans une bulle bien douillette dans laquelle nous restons entre-nous. Loin des barbares, étrangers ou supposer de Trump, Macron, Valls (rayez la mention inutile). Une bulle dans laquelle nous ne recevons plus de nouvelles de la part de ceux qui ne pensent pas comme nous.

Et pour le coup, me concernant en tout cas, ce n’est pas Facebook qui a fait cette sélection : c’est bien moi qui sélectionné.

Bye bye les Vegans-facistes, les activistes-anti-fourrure, les hippie-du-solidaire, les chauvins-régionaux (souvent de Strasbourg, j’ignore pourquoi), les étrangers qui ne publient ni en français  ni en anglais et les égomaniaques qui croient encore au personnel-branding (je vous donne pas les noms, mais vous n’avez qu’à me demander).

Cette bulle que Facebook a construit autour de nous utilisent plusieurs stratagèmes issus de la « gamification » pour nous mettre en état de dépendance :

  • Les pastilles nous indiquant qu’un message nous attend. C’est noël à chaque fois.
  • L’absence de pouce noir comme sur Facebook pour ne pas risquer de nous faire rendre conscience que ce que nous partageons peut-être emmerdant ou mal interprété par d’autres.
  • Le nombre de likes sur nos publications que l’on espère voir augmenter. En dessous de 10 likes dans une heure, j’efface ma publication !
  • Les images amusantes partagées par nos contacts les plus rigolos, featuring Thierry Croix et Franky Charras.

Urgent

Il y plusieurs raisons pour mettre un caractère d’urgence à cette décision qu’il faudra prendre une bonne fois pour toute  :

La perte de temps. Raison la plus évidente. Que serais-je en train d’accomplir si je n’étais pas en train de parcourir ma timeline pour la 10 ème fois depuis ce matin (il est 09h30). Un article qui fera date ? Terminer un chapitre de mon prochain bouquin ? Prendre des cours de grammaire et d’orthographe ? Ou regarder les épisode en retard de « The O »A ou de « Games of Thrones »?

Le ramollissement du bulbe. Je pense être devenu une épave mentale. Je mesure ça au temps passé entre la perception de l’ennui dans une fille d’attente et la sortie de mon smartphone pour cliquer sur Facebook (ou Twitter lors des période où j’avais viré l’App sus-nommée).

La perte de créativité. Parce que Facebook c’est d’abord un magasin. Et dans ce magasin il y a 2 camps : ceux qui créent du contenu (ciselé pour capter votre engagement) et ceux qui le consomment. Facebook est un magasin dans lequel les marques viennent avec leur caddie acheter des produits. Des produits qui valent en moyenne 11€. Des produits que toute marque peut sélectionner très finement : « Donnez-moi 1000 gays, votant à droite, barbu et célibataire s’il vous plait, c’est pour vendre des rasoirs. Ah, et pendant que vous y êtes mettes moi aussi 10 000 filles vivant en Franche-Comté qui ont liké Rihanna dans les 3 mois, c’est pour une campagne Kickstarter et ce sera pour emporter ».

Et concernant ces produits, vous avez déjà compris de qui je parle !

Que fait la créativité là-dedans ? Simple, pendant que vous consommez le contenu des autres partagé, par vos amis-zombies, vous resterez des rouages uniquement utiles à maintenir le système.  

Une fois hors de Facebook que va-t’il se passer ?

A mon avis, pas grand chose en fait si je peux utiliser ma petite expérience. Vous allez réaliser que :

  1. Vos amis continueront de vous envoyer des SMS s’ils veulent que vous veniez à leur soirée. Si ce n’est pas le cas c’est que vous ne leur avez pas donné de nouvelles depuis longtemps ou que ce n’étaient que des amis Facebook.
  2. Vous devrez donner des explications à ceux qui penseront que vous les avez « unfriendé » ou « désamifié ». Et qui l’auront mal pris.
  3. Votre téléphone va redevenir un téléphone. Et un téléphone c’est chiant quand vous n’avez à l’utiliser que pour téléphoner.
  4. Vous n’allez pas faire de report sur autre chose. Comme le téléphone, errer sur internet peut devenir très emmerdant au bout d’un moment.
  5. Les réseaux sociaux ne vous rendent pas plus compétent(e)s ou de meilleures personnes. Uniquement des prisonniers volontaires.
  6. Qu’il y a d’autres sources de divertissements, seul ou à plusieurs.
  7. Que vous allez reprendre le contrôle de votre attention, intensité et productivité… les aptitudes les plus importantes dans l’économie d’aujourd’hui.
  8. Que votre marque personnelle se construit sur la production de contenu rare et utile et pas en répétant ou curatant, curant,  bref en étant le curateur de la production d’autrui.
  9.  Que vous pourriez  redevenir un être humain comme l’écrit Andrew Sullivan…

 

2017. Créer de la valeur et arrêter de Retweeter, liker et partager le contenu des autres.  

01 – Challenge 2017

2017 va débuter et il est d’usage de partager ses bonnes résolutions. Ces engagements personnels annoncent souvent la correction d’un défaut : arrêter de fumer, de boire, d’être négatif, d’être dépensier…

Il s’agit alors d’améliorer une lacune plutôt que de se lancer un vrai défi d’apprentissage, de dépassement personnel ou de vrai changement.

Selon l’étude de Richard Wiseman, chercheur en psychologie de l’université de Bristol, qui en 2007 a interrogé 3000 personnes sur leur 90% des bonnes résolutions sont abandonnées avant la fin du mois de Janvier.

Les résolutions devraient être une salle de sport qui se transforme en bar à partir de fin janvier.

Sauf si vous vous appelez Zuckerberg et faites savoir chaque année vous vous donnez un an pour relever un défi personnel :

  • 2009 : Porter une cravate tous les jours pour montrer qu’il est sérieux à propos de la croissance de FB
  • 2010 : Apprendre le mandarin pour maintenir une conversation avec sa future femme
  • 2011 : Manger ce qu’il tue pour devenir végétarien
  • 2012 : Coder tous les jours pour ne pas perdre le lien avec la techno
  • 2013 : Rencontrer une personne nouvelle chaque jour pour ne pas perdre le lien humain
  • 2014 : Faire une note manuscrite de remerciement chaque jour pour rendre FB plus humaine
  • 2015 : Lire 2 livres de management par mois pour améliorer son style de management
  • 2016 / construire son AI pour la maison ET courir 365 miles pour être à la page
  • UPDATE, son challenge pour 2017 est de visiter 12 endroits différents dans chaque état américain pour rencontrer (et écouter) des gens afin de comprendre leurs besoins et problèmes. Les « Zuckerberg challenges » ayant toujours un objectif précis le magazine WIRED se demande si Zuck n’aurait pas une idée derrière la tête…. Une idée encore plus effrayante que Trump à la Maison blanche…

 

Et là ça devient intéressant : Utiliser le début d’année pour se donner un défi à relever et le partager avec qui vous écoute pour ne pas faire marche arrière !

Pour 2016  le projet a été assez simple : Faire une vidéo par jour pour apprendre à parler devant une caméra, dérouiller mon anglais et apprendre les bases du montage vidéo.
Le résultat a été 80 vidéos filmées du 01 janvier au 18 mars sous le pseudo « Le Parisianer » sur Youtube et dont le teaser est ici :

Pour 2017, je reste dans la lignée : 1 article par jour pour partager ce que j’ai appris ou expérimenté dans la journée et qui m’a aidé à améliorer mes capacités de concentration et de productivité.

Je travaillerai l’orthographe et la grammaire en 2018…

 

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