Comment classer ses idées ?

Une idée n’est jamais bonne ou mauvaise. Elle est toujours bonne !
Par contre, il est possible qu’elle soit ou non est adaptée à sa culture, ses valeurs et à la maturité de se clients. 

Avant cela il est cependant possible de faire un premier écrémage en fonction :

• Du niveau de Crédibilité qui représente le nombre de recherches et d’expérimentations disponibles.
• Du niveau de Faisabilité qui détermine le niveau de complexité de mise en œuvre dans une entreprise ou une équipe.

Ces chiffres sont purement indicatifs. Une tendance notée 5/5 ne sera pas forcément meilleure qu’une idée notée 0/0. Une tendance notée 5 / 5 sera moins complexe à mettre en place et demandera moins de prise de risque car elle a été largement documentée. Par contre, il est très probable que vos concurrents l’aient déjà compris !

Exemple de notation :

Crédibilité 0/Faisabilité 0 : Idée vraiment étrange et complexe à mettre en oeuvre. Oserez-vous la considérer ?

Crédibilité 1/Faisabilité 3 : Tendance facile à mettre en place mais sans doute jugée comme peu crédible, idée qui n’a sans doute jamais été expérimentée. Foncez ?

Crédibilité 3/Faisabilité 1 : Certaines entreprises ont commencé à mettre en place cette pratique, peut-être que des universitaires mènent des recherches sur celle-ci. Risquez ?

Crédibilité 5/Faisabilité 5 : Tenandance supportée par des recherches scientifiques éprouvées. Concept rassurant mais peut être pas si innovant puisque des entreprises la mettent déjà en pratique : Suivez …?

Pour vous aider à vous y retrouver, l’image illustrant l’article est dans la dominante de l’idée : Rouge, Orange,  Violette ou Grise.

L’après Génération Y

Non, l’après Génération Y n’est pas la génération Z ! Maintenant que la notion de changement est comprise comme partie intégrante des mutations sociales et sociétales, il est temps d’en saisir l’opportunité pour nos entreprises.

« L’après » Génération Y demande de répondre à la question « Que fait-on maintenant ? ».

Pour y répondre les Dirigeants, Managers, et, bien sur,Responsables RH doivent intégrer la recherche d’innovation dans leur pratiques quotidiennes en ayant une vue claire des tendances en oeuvre. La génération Y était une de ces tendances, il faut aujourd’hui cesser d’approcher les changements supposés ou réels qu’elle amène comme s’ils étaient déconnectés des autres forces de transformation que sont les technologies, l’éducation, la mondialisation et l’environnement.

Je vous propose d’inventer le futur plutôt que d’améliorer le présent et de :

  • Entrer dans un siècle où le changement et l’innovation font parti de notre quotidien.
  • Identifier les tendances qui ont du sens pour votre entreprise, vos salariés et vos clients.
  • Challenger vos pratiques RH pour consolider votre stratégie de développement.
  • Réfléchir au décalage – SHIFT en anglais – que vous pouvez imaginer pour vous affranchir du confortable copier-coller.
  • Mettre à jour vos pratiques de Gestion de la Relation.

Ce « Shift » n’est pas seulement un autre angle de la « gestion du changement » ou un nouveau synonyme de « innovation » ou de « pensée latérale ». C’est une philosophie basée sur :

  • Un décalage (vraiment) disruptif et pas seulement innovant (qui revient souvent à appliquer ce qui est fait ailleurs).
  • Une culture de la surprise, quitte à faire le contraire de ses pratiques actuelles ou de celles de ses concurrents.
  • Une recherche de différence, au delà de l’excellence.
  • Une prise de risque mesurée…ou pas dans les limites des lois en vigueur.

Performance -> Excellence -> Différence -> Shift

L’objectif n’est pas de faire preuve de « Crazytivité » (inventer pour le plaisir d’inventer) mais d’identifier et tester les tendances ayant des applications concrètes dans tous les domaines de la vie. Que ce soit dans ceux de votre vie personnelle ou professionnelle.

• L’entreprise qui demande à ses clients à l’aider à recruter : SHIFT

• Le professeur qui demande à ses élèves de lui apprendre quelque chose : SHIFT

• Le manager qui laisse ses équipiers avancer sans lui : SHIFT

• Le chef étoilé qui monte un fast-food : SHIFT

• L’étudiant de cette grande école de commerce qui lance une entreprise solidaire : SHIFT

Vous pouvez retrouver une partie de cet esprit novateur, parfois anticonformiste, souvent iconoclaste chez les « Shifters » dans les travaux de Tom Peters et sa « Re-imagination », dans ceux de Robert I. Sutton et ses «Weird ideas», dans ceux de Seth Godin et ses fameux « Dip ou Purple Cow », ou encore dans ceux de Kjell Nordstrom et Jonas Ridderstrale dans leur « Funky Business ou karaoké capitalism». Je pourrais aussi vous citer CK Prahalad en Inde ou Kenichi Ohmae au Japon.

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